Autour de l’effondrement

« Chaque génération a une mission qui la dépasse. La nôtre : rester chez nous. »

paru dans lundimatin#259, le 19 octobre 2020

 » Liberté pour nos enfants « 

Bo

Rester-chez-soi-en-tant-que-mission-exceptionnelle… Il y a douze mois, n’importe quel étant humain aurait souri face à cet énoncé, imaginant un sketch des Monty Python, une fiction de Stanislav Lem ou une punchline du prochain épisode de Black Mirror. Bienvenue en 2020, il s’agit juste d’un message de l’Organisation mondiale de la Santé. 

 

Officiellement, cette phrase se situe entre l’invitation et la recommandation aux citoyens du monde à se protéger soi-même comme les autres en restant chez soi. Officieusement, il s’agit autant d’une publicité que d’une directive adressée à tous les citoyens du monde afin qu’ils apprennent à vivre et à consommer de chez eux, et par là même à participer-tous-ensemble à la dernière révolution économique, le quaternaire [1].

Si les problèmes climatiques et sanitaires ont assurément quelque influence sur l’effondrement de l’être, ils portent mal leur nom et ne suffisent pas à expliquer cet asile à ciel ouvert dans lequel nous éprouvons des difficultés à nous promener. La collapsologie ou théorie de l’effondrement nous concerne en tant qu’elle rappelle à quiconque l’aurait refoulée que nous vivons la sixième extinction de masse, et que nous en sommes sans doute la cause première. [2] Mais ce « courant théorique » est déficient – à tout le moins incomplet – en tant qu’il nous épargne partiellement : nous n’en sommes pas seulement la cause, nous sommes aussi désastrés et effondrés que le monde qui nous entoure. Cette considération était claire avant le Covid-19, elle est aujourd’hui limpide. Nous écrivions il y a quelques années : « Le désastre n’est pas tant notre milieu que le nom des êtres y errant sans pouvoir l’influencer, incapables de se raconter. Rien ne peut arriver à ceux qui ont perdu leur milieu et la capacité de réciter, à ceux qui ont perdu, par là même, quelque cosmogonie ou imaginaire propres. »

« Rien ne distingue les souvenirs des autres instants : ce n’est que plus tard qu’ils se font reconnaître, à leurs cicatrices. »

Chris Marker

Quand, au sortir de la première guerre mondiale, Walter Benjamin déplorait la chute du cours de l’expérience et Karl Kraus l’appauvrissement de la langue des journaux viennois [3], ils ne disaient pas : « nous avons absolument perdu l’expérience ou la parole », mais bien : « nous sommes en train de subir une accélération de ces dépossessions ». Un siècle plus tard, nous sommes 7 fois plus nombreux sur terre et avons vécu – « pour notre autonomie » – les révolutions numérique et digitale pendant que des milliers de dialectes et de rites disparurent de la surface du globe. Un siècle plus tard, l’Occident capitaliste « a réussi » à se débarrasser « du communisme » et des autres civilisations. Un siècle plus tard, l’Occident capitaliste est tellement en manque d’ennemis réels qu’une grosse grippe (tuant au plus 5 personnes sur 1000, en moyenne de 85 ans) lui permit d’assigner à résidence 5 milliards d’êtres humains et ce pendant une saison. [4]

« Il y a une chose que peut l’adulte : marcher,
mais une autre qu’il ne peut plus – apprendre à marcher. »
Walter Benjamin

Le sujet effondré que la domination techno-sanitaro-totalitaire produit majoritairement est l’extrême de la soumission et de l’amnésie, son confort sa priorité, ses oublis sa liberté [5]. Il n’est pas radicalement individualiste (ce qui impliquerait qu’il soit entier), mais bien plutôt radicalement isolé et égotrippé [6]. Autrement formulé il est l’être-fragmenté entièrement séparé de tous les autres étants, et cela lui convient : « le Covid m’a permis de me recentrer sur moi-même. » Il partage des vidéos et des articles du cœur de sa bulle privée, son ordinateur. Son lit est son salon, sa fenêtre son ouverture sur le monde. Il apprend les nouvelles du dehors et rend visite à sa grand-mère via son smartphone. « Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. » Il a perdu jusqu’au droit de se promener, ou plutôt il a appris à ne sortir de chez lui que pour des choses essentielles : « c’est quand même dur d’avoir manqué l’enterrement de papa ». Il ne peut plus rien toucher – surtout pas son propre visage -, il s’est laissé privatiser jusqu’à sa peau, ses lèvres, sa langue. « Tinder fonctionne encore, c’est juste devenu exceptionnellement rare d’embrasser l’autre. » Suivant une indistinction quasi absolue, le sujet co-vidé fait tourner les êtres et les choses pour remplir son emploi du temps. [7] Il paie et rencontre de chez lui, l’apéro se fait sur skype et le shopping sur la toile. Il cuisine quand il a le temps, sinon « il fait tourner l’économie en se faisant livrer ». Cela le rassure d’appliquer les consignes, être un bon citoyen sans cité est son reste. Le sujet désastré est l’être entièrement adaptable, sa prof de yoga en ligne est fière de lui. De droite à gauche en passant par l’extrême centre, le citoyen covidé ne subit pas l’exception, il ne cesse de l’intégrer et de la reproduire, agent bénévole du contrôle. Il est, par excellence, celui qui a appris à ne vivre que de choses et d’activités essentielles.

« Je pense qu’il faut dans le pays des Lumières et de Pasteur qu’on arrête d’avoir des espèces de débats permanents sur les faits ou la vérité scientifique. »
 Emmanuel Macron, le 14 octobre 2020

Si ce sujet (en l’état mais aussi en puissance en chacun) est assurément malade, il le doit en partie à la communication en monde, c’est-à-dire aux énoncés tant des gouvernants que des médias dominants. Après deux ans d’étude sur les « problèmes de communication » des schizophrènes, Grégory Bateson publia Vers une théorie de la schizophrénie (1956). Il y développa entre autres le phénomène psychologique de double bind ou injonction paradoxale. Ce fameux concept désigne une situation dans laquelle le sujet est coincé entre deux injonctions, d’intensité égale mais contradictoires ou incompatibles dans leur contenu, de sorte que, nécessairement, l’une viole l’autre. « Dans les interactions sociales, ce phénomène est qualifié « d’art de rendre l’autre fou » – il produit en effet sur la psychè des effets d’impuissance et de dissonance cognitives qui ne vont pas sans traumatismes. » [8] Si nous nous arrêtons un instant à ce concept afin de penser notre situation, il apparaît évident que nous ne pouvons pas ne pas devenir schizophrènes.

« Les masques ne servent à rien./ Les masques sont obligatoires dans les espaces clos./ Les masques sont indispensables à l’extérieur comme à l’intérieur mais pas en terrasse.

Restez chez vous et ne sortez que pour des choses essentielles./ Il est essentiel de prendre l’air.

Le virus reste sur toutes les surfaces pendant plusieurs heures./ Le virus ne se transmet que par aérosols ou contacts interhumains.

La chloroquine est sans danger et permet de soigner du covid./ chloroquine est assurément toxique et son efficacité n’est par ailleurs en rien prouvée.

Vous pouvez aller travailler en métro mais les enterrements sont interdits ou limités à dix personnes. 

Sortir pour son amusement personnel n’est pas seulement égoïste mais criminel.

Vous ne pouvez voir que 5 personnes de votre entourage mais vous pouvez partir en vacances en avion. »

La séquence-covid n’a pas seulement approfondi les dépossessions de l’expérience, de la langue, de l’imaginaire ou de nos corps, elle nous a fait perdre jusqu’à toute notion de réalité, diffusant une psychose sans précédent aux quatre coins du globe [9].

« La culture du spectacle n’est pas fondée sur la nécessité des sujets à voir, mais plutôt sur des stratégies par lesquelles les individus sont isolés, séparés, et conduits à habiter le temps sur le mode de l’impuissance. »
 Jonathan Crary

Si nous nous permettons d’évoquer ici quelque chose comme un effondrement de l’être occidental, ce n’est pas d’abord parce que nous ne cessons d’y survivre, bien plutôt parce qu’il ne cesse de s’intensifier et de se diffuser chaque jour. Une de ses manifestations les plus troublantes se situe assurément dans ce nous avons appelé la fatigue-en-monde, consacrée par ces nouvelles pathologies que sont le burn out et le bore out.

De nombreuses études sociologiques et anthropologiques [10] montrent que la prolifération des écrans et la nouvelle économie de l’attention ont complètement bouleversé le rapport des étants humains au sommeil. « Les assauts contre le temps de sommeil se sont intensifiés au cours du XXe siècle. L’adulte américain moyen dort aujourd’hui environ six heures et demie par nuit, soit une érosion importante par rapport à la génération précédente, qui dormait en moyenne huit heures, sans parler du début du XXe siècle où – même si cela paraît invraisemblable – cette durée était de dix heures. » [11] Comment est-il possible qu’en un siècle nous dormions en moyenne trois heures de moins ? Dans « Le nouvel esprit du capitalisme », Luc Boltanski et Eve Chiapello ont décrit comment un ensemble de forces et d’événements ont favorisé l’émergence d’un individu toujours déjà occupé, malléable, interconnecté, flexible, communicant, autrement formulé toujours déjà en transaction avec quelque milieu télématique, toujours déjà en train comme sur le point de réagir à des stimuli indésirés. Ce processus a engendré la dissolution des frontières entre le temps privé et le temps professionnel, entre le travail et la consommation, ce qui a engendré la disparition de milliers d’espaces auparavant dédiés à la rencontre, à la réflexion, à la pensée ou à la contemplation. L’être post-moderne se doit d’être toujours déjà disponible à des dispositifs et à des sollicitations qui ne concernent que rarement son émancipation. « La soumission à ces dispositifs est à peu près irrésistible, étant donné l’appréhension de l’échec social et économique, la peur de se faire distancer, d’être considéré comme démodé. Les rythmes de consommation technologique sont inséparables d’exigences d’autoadministration permanente. Tout nouveau produit ou service est présenté comme essentiel à l’organisation bureaucratique de notre propre vie. » [12] Organiser-bureaucratiquement-sa-propre-vie, aussitôt quoique peu à peu, cela fatigue. Cela se fatigue ou il y a de la fatigue dans l’air comme ce professeur devant donner cours à 25 jeunes débordant d’énergie et pourtant condamnés à rester assis 7 heures avec un masque pour supporter quelque pédagogie ayant enfanté ce système-monde.

Plus sérieusement, la fatigue n’est pas un temps empirique, un épisode organique ou musculaire, une crise localisable, elle est bien plutôt un affect, un état métaphysique. Contrairement aux maladies, elle ne se décrit pas, n’a pas de cause première ou de symptômes propres, elle est un rapport au monde et, en tant que tel, elle s’énonce, on l’affirme, comme l’angoisse dont elle est le pendant. L’être fatigué – nous tous – dénie l’angoisse, fait tout pour se cacher cette expérience a priori de la finitude. Se dire fatigué n’est pas encore s’assumer fatigué, comme se dire angoissé n’est pas… A ce titre la fatigue est à la fois la correspondante d’un temps suréprouvé (en tant qu’endurance inconsciente des temporalités courtes dominantes [13]) et d’un temps non éprouvé (au sens heideggérien d’assomption de l’angoisse existentiel ou d’être-envers-la-mort). L’être-fatigué est incapable de penser sa mort car il est dominé par l’incertitude d’avoir vécu. Dénier l’angoisse, c’est avant tout dénier la non-importance de sa vie, se voiler son absence de destin, c’est se laisser absorber par le temps plutôt que de le prendre comme ami ou ennemi, comme il était d’usage avant la deuxième guerre mondiale (voir les courants futuriste, surréaliste, situationniste, la poésie du 19e et du début de 20e). Le désastre inassumé est toujours-déjà vaincu par l’épreuve du Temps, écrasé par cette bataille immémoriale à laquelle il a oublié de prendre part. Ce n’est qu’à partir de ce phénomène trop diffus en Occident – le déni de la mort –, et son corollaire – la promesse d’une existence pacifiée (Adorno) – que les premières mesures covidées ont été appliquées si diligemment par la plupart. Des centaines de millions d’êtres délaissèrent un instant leur agenda et furent obligés de se rappeler que leurs grand-parents, parents et amis étaient mortels. Pire, que ces derniers risquaient de tomber malades sans avoir la chance d’être hospitalisés.

Vous le sentez, vous le savez, nous subissons quelque chose comme une accélération du temps sans précédent. Pourtant en sciences exactes, l’accélération du temps n’a pas de sens en soi. En sciences exactes il n’y a qu’une substance commune du temps et de l’espace, c’est le mouvement. Une vitesse ne peut dès lors être définie que par la comparaison de deux mouvements dont l’un est désigné comme étalon. L’accélération désigne, à partir de là, l’augmentation d’un flux comparé à lui-même. Or le temps n’est pas une substance autonome, il est a priori toujours déjà en relation avec un monde. C’est pourquoi pour dessiner quelque chose comme « l’accélération du temps », mariant rapidement sciences exactes et sciences humaines, nous devrions mobiliser des « objets de pensée » comme l’urbanisme, le cinéma, la musique, les moyens de transport et de communication, la langue ou plutôt les différents régimes de vérité, et ce en vue de comparer leur récent mouvement, le mouvement opéré par ces « objets » depuis leurs prédécesseurs, c’est-à-dire leur trajectoire. Concernant l’urbanisme il s’agirait, par exemple, de comparer le nombre de flux humains et non humains dans telle rue en 2000 et en 2019. Concernant le cinéma il s’agirait, par exemple, de comparer le temps moyen du plan séquence ou du champ contre-champ « de tous les films » de l’année 2000 avec tous ceux de l’année dernière. Incapables de produire de telles recherches, nous usons dès lors de « l’accélération du temps » comme hypothèse et comme intuition, entendant à travers elle une accélération des rythmes de vie, des flux, des mouvements mentaux. « Vérité » anthropologique et sociologique plus que physique.

La primauté naturelle ou anthropologique de l’espace sur le temps dans la perception humaine, ancrée dans nos organes sensoriels, présente dans les effets de la gravité, permettait aux hommes de distinguer de manière immanente ce qui était « au-dessus » d’ « en dessous », « devant » ou « derrière ». » Cette primauté du spatial sur le temporel semble aujourd’hui s’être inversée, le temps étant de plus en plus conçu comme un élément de compression voire d’annihilation de l’espace. De l’écran de l’ordinateur à celui du smartphone, présent sans présence, il n’est pas rare de passer plusieurs heures d’affilée dans une multitude d’ailleurs alors que l’on n’a pas bougé de son bureau ou de son lit. Et s’il arrive là comme ailleurs que le temps manque, le plus souvent c’est parce que l’espace a disparu (à tout le moins a terriblement perdu de son importance), autrement dit a disparu du champ de nos perceptions et considérations. [14] La contraction du temps (cause parmi d’autres de la fatigue comme de l’empressement en monde) découle d’une contraction de l’espace encore plus violente, cette dernière ayant été naturalisée il y a tellement longtemps que nous en avons perdu la mémoire. « L’accélération et la contraction du temps » tendent à rendre tout monde abstrait.

Le burn out est le terme inadéquat que l’on donne à l’effondrement de l’être qui n’en peut plus de la cadence qu’il s’est lui-même choisie, indifférent à ce qu’il fait et dit pourtant aimer, et qui, le plus souvent à cause de la pression sociale, n’est même pas capable de s’arrêter. Il n’en est pas capable, autrement dit l’être-très-fatigué n’arrive pas à décider ni même à choisir quelque repos jusqu’à ce que son corps le trahisse, l’oblige, s’impose à lui comme effondré. Le burn out est la parade ou plutôt le seul recours langagier admis pour s’excuser de se reposer un peu, pour s’excuser de sortir de la chaîne sociale : « Je cherchai, cette fois, à l’aborder. Je veux dire que j’essayais de lui faire entendre que, si j’étais là, je ne pouvais cependant aller plus loin, et qu’à mon tour j’avais épuisé mes ressources. La vérité, c’est que, depuis longtemps, j’avais l’impression d’être à bout. « Mais vous ne l’êtes pas », remarquait-il. En cela, je devais lui donner raison. Pour ma part, je ne l’étais pas. Mais la pensée que, peut-être, je n’avais pas en vue « ma part », rendait la consolation amère. Je cherchai à tourner la chose autrement. « Je voudrais l’être. » » [15] (L’être-très-fatigué n’est toujours qu’un être fatigué parmi d’autres, la fatigue ne se mesurant pas. Comme le dessine Blanchot, la fatigue est toujours à la fois excès et manque de fatigue : « si tu étais vraiment fatigué, tu n’aurais même plus la force de prononcer son nom ».)

Quand nous disons « terme inadéquat quant à l’effondrement de l’être », nous parlons bien entendu contre la novlangue, contre tous ces mots qui réduisent notre capacité réflexive. Ce terme de burn out (et l’espace notionnel qu’il implique) est bien entendu adéquat du point de vue du réseau de pouvoir en tant que mensonge sur la condition humaine. Il est rassurant parce qu’il voile un rapport au temps technicien diffus en ciblant un soi-disant moment de crise, et par conséquent trompe sur l’origine de notre fatigue en monde. Les traductions courantes de la psychologie post-moderne [16], l’épuisement et la saturation, marquent la fin d’un processus et à ce titre laissent entendre qu’il s’agit d’un temps exceptionnel d’explosion ou de chute. Les médecins semblent d’accord : l’origine métaphysique du burn out n’existe pas, il a des causes : un soi-disant surmenage parental ou au travail- « les enfants, parfois, c’est ingérable » ou « là vous en avez fait trop »  causes toujours préférées par les psychologues à quelque origine existentielle, certes plus difficile à transmettre, et qui révèle essentiellement ceci : « votre absence de destin vous est voilée » dirait Heidegger, « vous n’avez jamais rien fait d’important » dixit quelque bon rappeur, « aucun monde ne peut soutenir mon émancipation » souffle une amie. Faut-il dès lors s’étonner que la plupart des psychologues conseillent à leurs patients – avant la reprise – une meilleure gestion de leur temps, comme s’il leur appartenait, ne voyant pas que le drame de ces existences effondrées est la perpétuelle gestion de tous les étants qui les entourent, ces derniers étant le plus souvent considérés comme des corvées. Notons en passant que considérer sa progéniture comme une corvée – « moi parent » parmi bientôt huit milliards d’étants humains – est la plus grande insulte qu’un humain puisse s’adresser (remettant en cause jusqu’à son nom, homo demens n’étant pas suffisant face à ce type de bestialité). Lorsque nous sommes habités par quelque amour, amitié ou vocation, il n’y a jamais rien à gérer.

Quand on passe la journée à défendre ce système-monde qui détruit autant nos semblables que notre demeure-monde, notre sommeil ne peut pas ne pas être violemment troublé. L’être-effondré, celui qu’on dit en burn out, révèle avant tout cette difficulté chaque jour croissante à défendre la société, à produire pour ce système-monde. Ne pouvant agir joyeusement, le monde agit à travers lui, chambre d’écho de la rumeur. Il est par-là celui qui ne cesse de dé-couvrir son absence de destin, de se découvrir vide [17]. En retard sur son sommeil comme sur sa chaîne de corvées, il est tellement dépossédé que ses rêves n’arrivent même plus à prendre forme.

Ne concluons pas, essayons de respirer un peu. De par son omniprésence imagologique, le plus grand crime du Covid-19 est contre la puissance d’imagination de tous les enfants, contre la puissance d’imagination de ce qu’il reste d’enfance en nous. Comment ne pas d’abord percevoir dans l’état d’exception planétaire une attaque inédite contre l’enfance ? Comment raconter, décrire, traduire à nos enfants cette désertion absolue du dehors, comment leur traduire cet accroissement sans précédent de la peur de l’inconnu, de la méfiance envers autrui, de la crainte du contact ? Autrui n’est pas un danger, il est celui qui m’apprend à parler et à penser. Toucher n’est pas un geste indésirable – entre consentants -, il permet réconfort, tendresse et jouissance. Apprendre à caresser, apprendre à avoir confiance, c’est apprendre à considérer la puissance de l’autre, de tous les autres comme la sienne propre. Entre injonction et conseil, ce n’est pas pour rien que l’énoncé le plus répété des parents est, de Lima à Oulan-Bator : « fais attention ». Si les jeunes enfants mettent tout ce qu’ils trouvent en bouche, ce n’est pas seulement pour s’approprier le monde ou s’y sentir à l’aise, bien plutôt parce qu’ils considèrent naturellement tous les étants comme une extension de leur être, autrement dit parce qu’ils considèrent le monde et tout ce qui le peuple comme leur seconde peau. De la langue aux câlins maternels, la magie de l’enfance n’est pas faite pour être assignée à résidence, comme elle n’est en rien compatible avec la distanciation sociale ou l’absence de risque. Ce que nous appelons risque n’est le plus souvent, pour l’enfant, qu’un geste à l’issue incertaine du grand jeu de la vie. L’enfance est l’âge de l’idéalisme et du désir illimité, autrement dit s’il faut toujours rappeler les règles aux enfants, c’est d’abord parce qu’ils sont de grands révolutionnaires, mais aussi et surtout parce que les règles sont le plus souvent invisibles, voire imperceptibles.

Heureusement le plus inquiétant est aussi, parfois, libérateur. D’ainsi parlait Zarathoustra aux 400 coups, la tâche de la génération qui vient est d’apprendre à honorer l’enfance qu’elle contient en elle. Ou, suivant le mot de Walter Benjamin : « l’enfant est le lieu d’un désir qui le pousse à attraper la lune telle une balle. »

Ulrich Styx

[1Le quaternaire n’est déjà plus un concept, il fut officiellement le champ de l’économie souffrant de la plus haute croissance pendant « la terrible récession » due à la crise sanitaire. Le quaternaire n’est pas tant un sous-ensemble du tertiaire ou un champ de l’économie, bien plutôt son devenir. Il est bien entendu le terrain de jeu des Gafa, économie-monde acosmique plus qu’immmatérielle qui ne cesse de transformer chaque foyer en marché, en centre d’achats et de ventes divers. Visiblement, c’est l’économie des ondes et des livraisons à domicile mais c’est aussi et surtout l’économie résiduelle (en tant que la-dernière-sur-laquelle-spéculer, en tant que la-dernière-générant-des-besoins-artificiels) et dominante d’un système-monde sans foyer et sans ennemi. Géopolitiquement, le quaternaire est l’économie-politique-monde qui a fait de chacun un ennemi potentiel, économie-politique-monde qui a fait de chaque étant un objet infiniment contrôlable et par là même rentable. Matériellement, le quaternaire est l’ensemble des techniques et des dispositifs (entendre aussi des coûts-investissements) contrôlant les déplacements des êtres, mais aussi les déplacements de leurs yeux et de leur attention. Nous sommes devenus à la fois producteurs et consommateurs dès que nous regardons, parlons ou respirons, et ce pour peu que notre smartphone soit allumé, ou, plus communément, dès que nous nous promenons en rue, toujours déjà filmés par quelque caméra ou satellite. Nous sommes devenus – pour la gouvernementalité – d’incessants producteurs de datas, ces dernières permettant de prédire et d’anticiper nos comportements et gestes à venir.

Si cette considération biométrico-éco-nomique apparût nécessaire, elle est avant tout imprécise. Pas d’inquiétude cependant, de nombreux économistes sont en train d’écrire sur ces questions.

[2En effet les collapsologues ne sont pas d’accord sur la cause première de « la fin ». Pour certains, les hommes sont la cause de cette sixième extinction de masse, on parle alors d’anthropocène. Pour d’autres, le capitalisme en est la cause, on parle alors de capitalocène. Pour Malcolm Ferdinand et plusieurs autres « disciples » de Glissant et Fanon, il s’agit d’apprendre à parler du plantationocène (concept créé par Donna Haraway et Anna Tsing). Ce terme est plus précis et adéquat en tant qu’il rappelle qu’il n’y aurait pas eu émergence ni triomphe du capitalisme sans accumulation extraordinaire de capital et de main d’œuvre, autrement dit sans la colonisation et l’esclavage de millions d’êtres humains, principalement africains et envoyés vers les plantations des Caraïbes et du continent américain.

[3Et, par extension, de tous ses concitoyens.

[4Maria Van Kerkhove, l’épidémiologiste en chef ou porte-parole de l’OMS, a en effet reconnu début août que l’institution internationale s’était trompée et a revu à la baisse son taux de létalité : « nous ne pensions pas qu’il y avait autant d’asymptomatiques » a-t-elle déclaré sans vergogne. La létalité est donc officiellement passée de 3,4 % à 0,6 % ( https://www.dailymail.co.uk/news/article-8588299/World-Health-Organization-says-Covid-19-kill-0-6-patients.html ), une simple division par 6, ou le détail mainstream du mois d’août 2020.

[5Le sujet effondré que la domination techno-sanitaro-totalitaire est en train de fabriquer n’est certes que l’approfondissement de l’être désastré pré-covid. Comme dirait un ami, « nous nous sommes pris 10 ans d’accroissement de contrôle en six mois. » Ou, comme le souffle Gianfranco Sanguinetti : « S’il a suffi d’un simple microbe pour précipiter notre monde dans l’obéissance au plus répugnant des despotismes, cela signifie que notre monde était déjà si prêt à ce despotisme qu’un simple microbe lui a suffi.  »

[6Que tous ces citoyens-sans-cité-exceptionnellement-normés se pensent altruistes par le geste même de rester chez eux révèle a minima l’ampleur de la psychose diffuse.

[7« Et maintenant, n’est-il pas évident, intuitivement au moins, que notre paysage a été façonné non pas pour la vie humaine mais plutôt pour la communion des objets. » Phil A. Neel, Le fléau couronné, article disponible sur le site de lundi.am (n.251)

[8MORIZOT Baptiste et ZHONG MENGUAL Estelle, Esthétique de la rencontre, L’énigme de l’art contemporain, Seuil, Paris, 2018, p. 25

[9S’il est permis de conseiller quelque article du réseau de pouvoir, nous vous conseillons celui-ci. https://nymag.com/intelligencer/2020/02/a-simulated-coronavirus-pandemic-in-2019-killed-65-million.html « Etant donné que Giorgio l’a à moitié fait… » A lire en gardant à l’esprit que « les eaux usées de Milan et Turin contenaient déjà des traces du covid-19 en novembre 2019 » (Le Monde ), ou le détail mainstream du mois de juillet 2020. A ne pas consulter sans la compagnie de quelque paradis artificiel et, si possible, d’un ami.

[10A ce sujet (à tout le moins en ce qui concerne la franglophonie), il semble adéquat de lire les ouvrages collectifs dirigés par Yves Citton (dans lesquels, miracle parmi d’autres, Jonathan Crary fait des sciences humaines un art de combat).

[11CRARY Jonathan, Le capitalisme à l’assaut du sommeil, La Découverte, Paris, 2014, p. 21

[12Ibid, p. 58

[13« Ce phénomène actuel d’accélération ne se résume pas à une simple succession linéaire d’innovations, où un nouvel élément viendrait à se substituer à un ancien, une fois celui-ci périmé. Chaque opération de remplacement s’accompagne toujours d’un accroissement exponentiel du nombre de choix et d’options disponibles par rapport à l’état antérieur. On assiste à un processus continu d’étirement et d’expansion, qui se produit simultanément à plusieurs niveaux et sur différents sites, avec une multiplication des plages de temps et d’expérience qui sont annexées à de nouvelles tâches et à de nouvelles exigences machiniques. » Ibid., pp. 54-55

[14« Le sentiment d’avoir du temps, du temps à soi dont nous aurions la maîtrise, est relié à la relative modération de ce qui nous arrive en provenance de notre environnement. On conçoit que l’hyperconnexion nous apporte en somme une surabondance de temps de l’extérieur et fait diminuer la proportion espace / temps à laquelle nous sommes soumis, faisant diminuer le sentiment d’avoir du temps » GUY Bernard, « Immédiateté, instantanéité, vitesse, accélération… : que nous dit le fonctionnement contemporain de ces mots sur notre compréhension du temps, de l’espace et du mouvement ? »

[15BLANCHOT Maurice, Celui qui ne m’accompagnait pas, Gallimard, Paris, 1953, p. 7

[16Sa traduction littérale – « brûler à l’extérieur » – nous bouleverse parce qu’en un sens elle nous permet de nous approcher de la vérité existentielle de la fatigue, « un être brûle à cause du dehors », alors qu’en un autre sens elle permet son entente diffuse, « un être n’en peut plus et craque manifestement ».

[17Ne pas cesser de découvrir : aporie révélant entre autres que le désastre inassumé ne cesse d’oublier ce qui est trop grand pour lui, à savoir son absence de destin, plus charnellement « le manque de sens de sa vie ». Psychanalytiquement, il s’agirait de quelque chose comme un refoulement permanent, ce qui semble a priori impossible, à moins de considérer avec sérieux une oscillation, un basculement de chaque instant entre conscience et inconscience (inconscience seconde faudrait-il dire).

Les répercussions psychologiques de la politique sanitaire actuelle sur les enfants et les adolescents

Point de vue : Je me suis étonnée, à la rentrée scolaire, du peu de réactions de la part des lycéens et collégiens face au totalitarisme sanitaire actuel. L’adolescence rimant habituellement avec désobéissance et opposition, je m’étais attendue à davantage de manifestations de leur part, alors que d’après ce que j’ai vu et de nombreux témoignages que j’ai recueillis de parents et de professeurs, il semble que la majorité se plie assez docilement aux nouvelles exigences du masque, des contrôles policiers à l’entrée des établissements quand ce n’est pas dans les bus scolaires, de la « distanciation sociale », de l’interdiction de se promener à visage découvert, de se rassembler, de respirer librement… La vivacité et la capacité à se mobiliser des ados serait-elle amoindrie par les heures passées sur Tik tok ou sur des jeux vidéos ?

 

Y-a-t-il d’autres raisons à leur manque de réactions ?

Et quelles pourraient être les conséquences psychologiques de la politique actuelle sur le devenir à court, moyen et long terme des enfants et adolescents ?

 Comme tous les psychologues travaillant avec des enfants victimes de traumatismes ou avec les adultes qu’ils sont devenus, je connais le phénomène de sidération psychique.

La sidération psychique est un ensemble de réactions neurobiologiques du cerveau face à une situation de violence.

Autrement dit, la sidération est une sorte de « panne du cerveau » face à un événement qui est ingérable pour ce dernier. Elle fait paradoxalement partie d’un mécanisme de survie de tous les mammifères quand le système nerveux autonome est débordé et ne sait pas comment échapper au danger.

Nous, adultes avons beaucoup de mal à ne pas être sidérés face à la violence des mesures liberticides prises depuis le début du confinement. A ces mesures s’ajoute l’absurdité des revirements de tous bords, à commencer par l’utilité du port du masque, les virages à 180 degrés concernant les traitements d’un jour à l’autre, le fait que les gouvernements affirment agir pour protéger nos « ainés » et en même temps les laissent littéralement mourir de solitude ; tout cela sans jamais présenter des excuses publiques et reconnaitre les fautes. Or l’absence de sens sidère ; elle est par essence violente.

Lorsque je travaillais dans des institutions accueillant des femmes ayant été victimes de violences conjugales, je recevais aussi les enfants, également exposés à ces violences.

La terreur, le sentiment de culpabilité et la honte étaient le lot de tous ces enfants ; tout comme leurs mères, exactement en miroir. Mais s’ajoutait pour eux un autre facteur de sidération, qui consistait dans le fait que ces mêmes adultes censés les protéger, étaient la cause de leur malheur. Car pour l’enfant, si ces adultes dont il dépend et qui devraient le protéger lui font violence, alors il se sent en danger de mort, et il peut réellement l’être. Ces enfants développent souvent ce qu’on appelle un attachement insécure, de type désorganisé*, c’est-à-dire que la seule constante, leur seul point de repère, devient l’inconstance, la désorganisation ; ils ne savent jamais à quoi s’attendre de la part de leurs parents, qui peuvent changer de comportement d’un moment à l’autre, ce qui est bien sûr extrêmement toxique et déstructurant sur le plan de leur développement psychosocial.

La comparaison est-elle possible avec nos adolescents et enfants de 2020 ?

Pas totalement…et pourtant…L’inconstance, les revirements quotidiens, les mesures gouvernementales arbitraires et liberticides qui tombent comme des couperets…

Les adultes censés les protéger, les éduquer ou les instruire, sont ceux qui leur disent que « pour leur bien » – comme disait Alice Miller** – et pour protéger leurs grands-parents, ils doivent, à partir de 11 ans, porter un masque ; or celui-ci les fatigue, les rend somnolents, donne à certains des maux de tête, des migraines et des nausées, les empêche de se concentrer et les asphyxie d’heure en heure, de jour en jour et maintenant de semaine en semaine. Et s’ils osent baisser un instant le masque pour prendre une bouffée d’oxygène, ils se font assez souvent sévèrement réprimander. Certains se cachent même pour respirer ! Dès la maternelle, ils doivent se montrer raisonnables et éviter de se toucher, de s’embrasser et même de se croiser. S’ils présentent le moindre symptôme, ils doivent subir des tests PCR qui sont intrusifs et douloureux, véritable torture pour les plus petits, parce que sans ce sésame, ils ne peuvent pas revenir à l’école. Le visage des enseignants leur est inconnu puisqu’ils ne voient que leurs yeux.

Et ils subissent toutes ces mesures, alors que l’on sait actuellement qu’ils ne sont que très rarement malades et très peu vecteurs de contamination d’un virus qui ne fait aujourd’hui que peu de morts***.

Alors pour ne pas penser que les adultes sont peut-être devenus fous de leur faire subir cela, les enfants et les adolescents obéissent, se plient sagement aux consignes sans cesse changeantes, s’adaptent. C’est le prix à payer pour pouvoir continuer de penser que les adultes savent ce qu’ils font et qu’ainsi, eux, les enfants, ne sont pas en danger ; bref pour se sentir en sécurité. Le prix est élevé et seul le futur nous dira ce qu’il en a réellement coûté pour ces adultes en devenir.

Mon hypothèse est que dans le fond, les adolescents et les enfants sentent que quelque chose ne va pas, « déraille » chez les adultes, mais pour se couper de cette perception effrayante, ils commencent à penser que c’est eux qui sont fautifs et ainsi ils endossent la responsabilité de la situation et se culpabilisent de vouloir respirer et vivre.

Et la grande majorité des gouvernements enfoncent le clou de la culpabilité: « Si vous ne respectez pas les gestes barrières et si vous ne mettez pas votre masque, si vous vous rassemblez pour chanter, danser ou fêter un anniversaire, vous serez peut être responsable de la mort de vos grands-parents » (cf le nouveau spot du gouvernement francais sur le Covid de septembre). C’est ainsi qu’une petite fille de 7 ans m’a confié tout récemment qu’elle portait le masque même à l’école, parce qu’elle avait peur que sa mamie meure.

Aujourd’hui la jeunesse n’est plus envoyée, armée, à la guerre pour sauver la patrie, elle est envoyée « muselée » au lycée pour sauver les plus fragiles ; nous reconnaissons là au passage le même discours sacrificiel, et c’est toujours et encore la jeunesse qui est sacrifiée sur l’autel de la folie de quelques-uns avec la complicité passive de (presque) tous.

Si les parents de ces jeunes gardent la capacité de les accompagner dans l’expression de leurs ressentis et dans l’élaboration de leurs émotions et réflexions, alors la réalité peut leur être très inconfortable et douloureuse. En contrepartie, ces jeunes échapperont à la sidération, et préserveront leur capacité de penser et leur intégrité psychique. La vérité libère.

Si les parents sont par contre sidérés et qu’ils reprennent à leur compte le discours discordant et angoissant du gouvernement et des autorités sanitaires, relayé et amplifié par les médias, alors il est peu probable que les enfants puissent penser autrement que leurs parents. Ils sont en quelque sorte contaminés par un discours politique ambiant, tambouriné par l’institution scolaire et repris en écho dans la sphère familiale.

La plupart des enfants ont écouté et « absorbé » tous les jours, depuis février 2020, le nombre de morts du COVID, entendu les déclarations de guerre de notre Président, vu des images inquiétantes des services de réanimation ; ils continuent d’entendre parler d’une hypothétique seconde vague et du fait que l’épidémie- continuerait de croitre de façon exponentielle. Depuis 9 mois, ils sont « sous perfusion » d’une information discordante et anxiogène, à la véracité souvent discutable. Cette peur au long cours fait le lit de leurs réactions physiologiques extrêmes de défense, que sont la sidération ou la sur-adaptation pathologique. Certains adolescents ou enfants, pour échapper au spectre de la sidération et ne pas se sentir paralysés, s’identifient à l’agresseur et deviennent parfois les apôtres du discours culpabilisant des adultes ; ils dénoncent parfois les élèves ou les professeurs «désobéissants» car sur le plan psychique, mieux vaut exprimer sa colère contre les contrevenants que se sentir totalement impuissant. Ceux qui veulent exprimer leur colère aux adultes qui les « assomment » de ces mesures, ne le peuvent que très difficilement puisqu’ils sont immédiatement sanctionnés par l’institution scolaire (avertissement, heures de colle, exclusion). Comme me l’a expliqué ma fille, collégienne, les élèves sont habitués au climat punitif et aux sanctions scolaires, et celles qu’ils encourent ici s’ajoutent aux précédentes, auxquelles ils ont malheureusement déjà pris le pli de se soumettre, sans possibilité d’opposer un désaccord. Donc majoritairement, ils se soumettent.

Certains, pour échapper à la sensation de danger, adoptent un comportement de fuite et se désintéressent du sujet de l’actualité, trouvant d’autres échappatoires (encore plus de jeux vidéos par exemple). Alors que vont devenir ces jeunes et ces enfants, quels sont les risques psychologiques qu’ils encourent ?

Aujourd’hui et à court terme, les enfants et adolescents que je reçois sont souvent insécurisés et anxieux ; ils sont plus méfiants également vis-à-vis des autres enfants ou des adultes. L’autre est devenu potentiellement un danger.

Certains ont vécu de véritables épisodes dépressifs pendant le confinement, et d’autres présentent des symptômes dépressifs persistants et semblent perdus.

Enfance ne rime plus avec insouciance et la joie juvénile semble être plus que jamais la grande absente des cours de récréation, plus grises que jamais.

A moyen et à long terme, je ne suis pas devin mais je m’interroge sur la capacité de résilience de ces enfants au vu de la durée de cette crise dite sanitaire. Car un traumatisme répété ou continu n’a pas le même impact qu’un épisode violent mais bref et isolé.

Il y a, selon moi un vrai risque d’habituation et d’endoctrinement de toute cette jeunesse. A force de sidération, ces enfants et adolescents ne risquent-ils pas de sombrer dans une froideur émotionnelle et un manque d’empathie, ou même pour les plus fragiles, des états dépressifs voire des comportements suicidaires ou des états « borderline » avec de possibles dissociations paranoïaques (trouble psychiatrique où l’autre est vécu comme un danger et la source des problèmes) ?

Une autre conséquence envisageable à moyen terme est que, pour sortir du figement de la pensée et de la paralysie de l’action – autre façon de parler de la sidération-, la jeunesse passe par une phase plus ou moins importante de colère, et qui puisqu’elle n’est pas autorisée, risque de se transformer en épisodes de violence, qui se retournera inévitablement contre elle. A moins qu’on ait réussi à en faire définitivement des êtres apathiques et serviles…. Plus les enfants sont petits, plus il y a de risques qu’ils soient durablement formatés et développent des personnalités insécures, et pour certains déstructurées.

Sur le plan intellectuel, du fait du grand remaniement du cerveau de l’adolescent, qui est littéralement « en chantier » entre 14 et 25 ans, le manque d’oxygénation des cellules nerveuses et le taux de CO2 trop haut du fait du masque serait une catastrophe ; car il entrainerait une perte progressive et insidieuse des capacités cognitives (Margareta GrieseBrisson, neurologue allemande de renommée internationale)****

Peut-être pouvons-nous compter sur les forces vives et la capacité de résilience de toute cette jeunesse, mais elle risque bien de payer un prix fort à l’inconstance, l’inconscience, le sadisme parfois ou la passivité complice que nous leur imposons.

Hier, ma belle-sœur me disait que dans la future crèche de son bébé de 3 mois, le personnel éducatif porterait un masque. Alors que dire de ces bébés qui découvrent le monde, apprennent à parler et développent leur intelligence émotionnelle et relationnelle, et qui ne verront que des morceaux de tête, sans bouche et sans nez, à la place de visages humains expressifs et bienveillants ?

Je suis moi-même en train de me demander si je ne fais pas un cauchemar… Difficile de ne pas être sidérée, même quand on est adulte … Aujourd’hui il me semble urgent de nous « réveiller » et de nous lever pour prendre soin de notre jeunesse et du vivant.

Article FranceSoir

Libérer nos enfants !

 

 

 

ACTION NATIONALE MODIFIÉE

 » Liberté pour nos enfants « 

Bonjour et bienvenue,

  Nous constatons avec indignation des maltraitances institutionnelles
au sein des établissements scolaires en France. Nous craignons pour la
santé, le développement physique, social et moral des enfants que ce
protocole sanitaire compromette leur éducation et leur devenir dans la
Société. Nous sommes responsables de nos enfants !

Il y a une semaine nous avons proposé et lancé une action nationale

débutant le 05/10/2020 par des envois massifs de courriers ce jour
précisément.

Des personnes bienveillantes nous ont alertés sur le fait de laisser
les enfants aller en classe tout en étant conscient du mal être
provoqué …

Aussi, nous modifions comme suit la lettre à l’intention de la
médiatrice.

Présentation de l’action nationale :

Vous êtes parents ou grands-parents d’enfants scolarisés en métropole
ou dans les Dom-Tom ? Vous participez à la vie de vos enfants, petits
enfants au quotidien ? Cette action nationale qui se déroulera en 3
PARTIES indissociables et indispensables débute le 05/10/2020. Nous
comptons sur l’effet de masse des différents collectifs participants,
réunis.

1ère PARTIE

1/ Avez-vous questionné par écrit le chef d’établissement au sujet
des règles sanitaires imposées depuis la rentrée scolaire ?

OUI                passer à l’étape 2.

NON              aller sur https://p21france.wixsite.com/collectif ,
dans Fichier                                      commun, adresser le
courrier sans tarder.

2/ Rédaction du courrier :

Vous trouverez ci-après la trame du courrier à recopier.

1 enfant = 1  courrier

3/ Envoi massif :

Votre courrier est signé, vous avez conservé une copie du courrier.

LE 05/10/2020  – Rendez-vous à votre bureau de poste pour envoi en
Recommandé Accusé Réception.

– Adressez-nous :

une copie de vos 2 courriers SIGNES, celui adressé au chef
d’établissement et celui adressé à la médiatrice.

Si par cas, vous receviez une réponse, merci de nous l’ adresser par
mail.

Bien conserver l’accusé réception de votre envoi en recommandé.

Après cette date, l’action est toujours possible

en respectant les étapes 1 et 2.

TRAME DE VOTRE COURRIER

Vos coordonnées postales

Médiateur de l’Education Nationale et de l’enseignement Supérieur

Madame Catherine BECCHETTI-BIZOT

Carré Suffren

110 rue de Grenelle

75 732 PARIS SP 07

Lettre Recommandée avec Avis de Réception

Objet : Protocole sanitaire scolaire
Fait à ………….,

Pièce jointe : copie du courrier adressé                           Le
5 octobre 2020

à l’Ets. scolaire

Madame la Médiatrice de l’Education Nationale et de l’Enseignement
Supérieur,

Nous vous sollicitons dans le cadre du protocole sanitaire des écoles
et établissements scolaire 2020-2021, mis en place par le gouvernement
français.

Notre enfant / notre petit-enfant ………………………… a fait
sa rentrée scolaire en classe de …………… dans l’établissement
………………………………………. dont le chef
d’établissement est M/Mme
……………………………………….

Nous avons contacté le chef d’établissement par courrier après la
rentrée scolaire et lui avons posé des questions légitimes relatives
aux mesures sanitaires prises dans son établissement. Ce courrier est
resté sans réponse / ou avec des réponses insatisfaisantes.

Voici ici les propos tels quels de notre enfant scolarisé : (N.B les
rapporter entre guillemets)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

+ joindre le courrier que vous aviez préalablement adressé à
l’établissement scolaire.

Etant actuellement dans l’impossibilité de nous organiser pour une
scolarisation à la maison et notre responsabilité étant pleinement
engagée, nous faisons appel à vous pour nous indiquer sous dizaine une
issue à cette situation.

Sans réponse de votre part, nous serons obligé de saisir de plus
hautes instances.

Dans cette attente,

Bien cordialement,

signature(s) parent(s) ou personne(s) responsable(s) de l’enfant.

Nous vous remercions pour votre implication,

L’avenir nous appartient.

p21france@protonmail.com [2]

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[2] https://p21france.wixsite.com/so/a6NJQ5Hr_/c?w=9iU0RPuGTPFc6D8jeU3D6OJ_AZv1IKsrQPka1e8ejZo.eyJ1IjoiaHR0cHM6Ly9tYXBzLmdvb2dsZS5jb20vP3E9cDIxZnJhbmNlJTQwcHJvdG9ubWFpbC5jb20iLCJyIjoiMjAxOTk4YjktODdjNC00ODkxLWJkZjktZDYyNzUxM2NjODg4IiwibSI6Im1haWwiLCJjIjoiMTczNjQ1MzYtYzlhOC00YTU0LWFlN2QtYjkxOThjNTAzNmE1In0
[3] https://p21france.wixsite.com/so/a6NJQ5Hr_/c?w=roolzYyU2eTnzmntbuS1oaFDLhfOMT7s9xwgBGv5IkM.eyJ1IjoiaHR0cHM6Ly9wMjFmcmFuY2Uud2l4c2l0ZS5jb20vY29sbGVjdGlmIiwibSI6Im1haWwiLCJjIjoiMTczNjQ1MzYtYzlhOC00YTU0LWFlN2QtYjkxOThjNTAzNmE1In0
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Le port du masque est BIEN SÛR nocif pour la santé !

Cet Article écrit parDr Pascal Sacré est tiré du site de Jean Dominique Michel

https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/09/16/le-port-du-masque-est-bien-sur-nocif-pour-la-sante-309118.html

Je mesure certes le risque de passer pour un opposant systématique, trouvant à redire à chaque mesure (ou non-mesure) prise.

Comment pourtant faire autrement quand les décisions questionnables se succèdent apparemment sans fin, affirmées avec le même aplomb péremptoire, y compris en l’absence de données probantes. Il est dès lors non seulement naturel mais encore légitime et même nécessaire de les questionner, sans concession.

En mars-avril, quand l’épidémie en était une, il nous a fallu gober docilement que les masques étaient strictement inutiles et que s’ils n’étaient pas rendus disponibles, ce n’était (bien sûr) pas parce qu’on n’en avait pas, mais parce qu’en porter n’aurait servi à rien.

Cette affirmation était bien sûr un mensonge d’état, les procès-verbaux des groupes de travail de la Confédération en ont témoigné.

Nous nous sommes ensuite déconfinés sans masques et, comme tout le monde a pu le constater, sans problèmes ni dommages.

Des mois plus tard, alors que le nombre d’hospitalisations et de décès reste aussi bas qu’il est possible, voilà qu’on sonne à nouveau l’alarme et nous impose soudain un paquet de mesures auxquelles le bon sens nous avait fait échapper, au premier rang desquelles le port du masque.

Ceci alors qu’aucune donnée sérieuse n’en a jamais établi l’utilité -quoi qu’en prétendent les autorités sanitaires dans l’affranchissement généralisé du réel qui prévaut désormais chez elles. La fameuse « méta-analyse » publiée (encore!) dans The Lancet est tout aussi défectueuse que la lamentable étude rétractée au sujet de l’hydroxychloroquine. Les lecteurs scientifiquement pointus peuvent s’en assurer ici.

En bref, cette étude de référence WHO-Lancet n’a apporté AUCUNE preuve sur l’efficacité de la généralisation du port du masque pour lutter contre le Covid-19.

Nos autorités se sont basées sur un rapport fortement biaisé et n’ont pas vérifié la pertinence et la justesse des informations.

Il n’y a pas que la course au vaccin, mais aussi la course aux mesures…

Les personnes saines se retrouvent à porter des masques sur la base d’erreurs multiples, publiées par le prestigieux « The Lancet ».

Aucune recommandation sensée n’a jamais prévu autre chose que le port du masque pour les soignants ainsi que pour les personnes infectées (et donc potentiellement contagieuses). Mais jamais (quelle idée!) les 99+% de la population qui ne sont ni infectées ni à risque de développer des formes graves du Covid.

Ceci alors que, bien sûr, bien sûr, le port du masque imposé à tous (y compris aux enfants !) a des effets néfastes sur la santé.

 

« New Normal » ou WTF ?!

Cette nouvelle absurdité est typique du « New Normal » d’une pensée absurde, aplatie, affranchie donc de la réalité comme des données de la science, correspondant aux lubies du moment de nos dirigeants.

Qui -qu’ils disent blanc ou noir- ne supportent plus la contradiction et veulent nous imposer d’avaler docilement leurs ordres indiscutablement infaillibles.

La réalité n’est pourtant pas très compliquée, même si elle semble leur être désormais hors d’atteinte : toute mesure en santé publique (s’il ne s’agit pas juste de souffler dans un pipeau) présente des avantages et des inconvénients, des coûts et des bénéfices possibles.

Tout l’art de gouverner intelligemment consiste à faire la bonne évaluation de chacune, dans une balance décisionnelle toujours complexe.

L’abus de langage et d’autorité consistant à prétendre que le port du masque est sans dangers est une très vilaine outrance de plus !

La vérité (l’OMS elle-même le dit sans ambage comme vous le lirez plus bas) est qu’il y a évidemment des effets indésirables et inconvénients potentiels au port du masque.

Ce qui ne veut pas dire forcément que son emploi soit inutile, mais que ces inconvénients sont à :

 

a) reconnaître pleinement et ouvertement, par honnêteté intellectuelle et honnêteté envers la population ;

b) évaluer dans leur gravité, en particulier pour certains groupes plus fragiles de la population (enfants, adolescents, personnes âgées);

c) pondérer en fonction des bénéfices attendus.

 

Ici, la population est à nouveau infantilisée, brutalisée, culpabilisée d’emblée sur la base d’un dogme inavéré. Les gouvernants et les « scientifiques » savent et ordonnent, que la populace et les manants obéissent !

Le dernier clip produit par le gouvernement français pour manipuler et culpabiliser l’opinion fracasse toutes les recommandations en vigueur en matière de programmes de prévention. Voici ce qu’en dit une spécialiste, médecin :

« Ce spot diffusé depuis ce soir est ignoble… Rendre entièrement responsable la population, et en particulier les jeunes de la dissémination de la COVID-19 auprès des personnes fragiles, c’est indigne !

La peur, l’infantilisation et la culpabilisation sont des moyens de manipulation honteux !!!

Plusieurs violations de la Charte d’Ottawa en terme de Promotion de la Santé: Médiation, acquisition des compétences individuelles, renforcement de l’action communautaire, élaboration de politiques de santé, etc. »

Voilà la communication toxique que nous devons continuer à subir, bien plus redoutable que les résidus de ce malheureux virus.

Pendant ce temps, des spécialistes nous alertent sur les dangers du port du masque. Avec des arguments puissants, dont le principal est qu’il s’agit d’un équipement chirurgical, fait pour être porté en salle d’opération, avec un protocole très strict. Employé comme il l’est par tout un chacun, il devient un nid à microbes évidemment nocif pour la santé.

 

Liste des effets nocifs / indésirables

Pour celles et ceux qui en douteraient, voici la liste de ces effets potentiellement nocifs donnés par l’OMS dans une circulaire du mois de juin :

 

Dans le grand public, le port du masque par des personnes en bonne santé peut notamment présenter les désavantages suivants :

      • risque potentiellement accru d’auto-contamination dû au fait de manipuler un masque facial puis de se toucher les yeux avec des mains contaminées ;
      • auto-contamination possible si un masque non médical humide ou sale n’est pas remplacé, favorisant ainsi la prolifération de microorganismes ;
      • mal de tête et/ou difficultés respiratoires possibles selon le type de masque utilisé ;

 

Conseils sur le port du masque dans le cadre de la COVID-19 : Orientations provisoires

      • lésions cutanées faciales, dermite irritative ou aggravation de l’acné en cas de port fréquent et prolongé du masque ;
      • difficulté de communiquer clairement ;
      • sensation possible d’inconfort ;
      • fausse impression de sécurité pouvant conduire à un respect moins scrupuleux des mesures préventives qui ont fait leurs preuves comme la distanciation physique et l’hygiène des mains ;
      • port du masque mal supporté, notamment par le jeune enfant ;
      • problèmes liés à la gestion des déchets ; l’élimination sauvage des masques peut entraîner une augmentation du volume des déchets dans les lieux publics, présentant un risque de contamination des préposés au nettoyage des rues et des risques pour l’environnement ;
      • difficultés de communiquer en cas de surdité et de dépendance de la lecture labiale ;
      • désavantages et difficultés liés au port du masque éprouvés par les enfants, les personnes atteintes de troubles mentaux ou de déficiences développementales, les personnes âgées atteintes de déficiences cognitives, les asthmatiques ou les personnes souffrant d’affections respiratoires chroniques, les personnes ayant récemment subi un traumatisme facial ou une intervention chirurgicale orale ou maxillofaciale, ainsi que celles qui vivent dans un environnement chaud et humide.

 

Cela veut-il dire que cette mesure soit systématiquement mauvaise, dans tous les cas de figure ? Bien sûr que non ! Je me suis opposé au vocable « anti-masques » employé par une presse désormais incapable de s’abstenir de raccourcis problématiques en soulignant que l’expression ne veut rien dire : qui serait par exemple opposé au port du masque en salle d’opération ?!

La question n’est donc pas masque ou pas masque, mais quand, où, comment, pourquoi, dans quel objectif et avec quels risques ? Ce type de questionnement pourtant basique semble un lointain souvenir désormais hors d’atteinte dans l’extinction du débat démocratique !

De nombreux médecins, heureusement, nous alertent sur cette absurdité « de plus », qui nous est présentée comme susceptible de nous protéger. Affirmation à ce stade parfaitement douteuse tandis que les dommages qu’elle provoque, eux, ne le sont pas !

Un constat devrait pourtant aider : les pays qui l’ont imposée le plus strictement ne connaissent pas de ralentissement du nombre de « cas », dont il convient par ailleurs de rappeler qu’ils correspondent dans leur immense majorité (du fait de la trop forte sensibilité des tests) à des personnes qui ne sont aucunement porteuses du virus ni contagieuses…

L’imposition du port du masque constitue enfin (faut-il le rappeler) une atteinte évidente au droit fondamental de respirer ainsi qu’à l’intégrité corporelle.

Alors que l’essentiel de la contamination s’effectue par les mains et que les seules mesures de protection basées sur des données probantes sont le lavage fréquent des mains et la distance physique, voilà qu’on impose même aux enfants de suffoquer à journée longue en milieu scolaire alors qu’il ne sont pas à risque d’être des vecteurs de contagion !

Pour les personnes intéressées à mieux comprendre ce sujet, je reproduis un article fort bien documenté que nous devons au Dr Pascal Sacré, médecin anesthésiste-réanimateur spécialiste en soins intensifs, qui fournit les éclairages nécessaires à se forger une opinion hors propagande d’état.

Bonne lecture et osons exiger de nos autorités qu’elles fassent marche arrière rapidement en annulant cette mesure portant atteinte à notre santé et, plus grave encore, à celle de nos enfants et petits-enfants !

 

 

Qui met nos enfants en danger, le SRAS-CoV-2 ou les mesures de nos gouvernements?

 

 

Les enfants et les adolescents sont-ils concernés par la COVID-19 ?

 

Port du masque obligatoire pour tous, notamment à l’école pour les enfants et adolescents à partir de 11 ans [1]. Distance sociale obligatoire. Lavements incessants des mains au moyen de gels hydroalcooliques.

Les jeunes doivent rester masqués et se tenir à distance de leurs camarades, sans compter la peur permanente de l’autre entretenue par toutes ces mesures extrêmes.

Plusieurs personnes compétentes, scientifiques, médecins, disent que la pandémie COVID-19 est terminée [2], que nous avons aujourd’hui un nombre élevé de tests PCR positifs parce que trop sensibles [3-4] mais que la maladie COVID, elle, disparaît comme en témoigne la diminution des décès et la disparition de malades graves ou même hospitalisés, notamment en raison des mutations du virus, devenu moins virulent [5-6].

Dans le monde :

(© Daily new confirmed COVID-19 deaths per million people, Our World in data, Europe, 13 Sept 2020)

 

Étant moi-même médecin hospitalier en soins intensifs en Belgique, je peux attester de la quasi disparition de la maladie COVID-19.

De plus, comme en témoignent dans cet article [7] les professeurs de pédiatrie Christèle Gras-Le Guen, vice-présidente de la société française de pédiatrie, et Régis Hankard, coordonnateur du réseau de recherche clinique pédiatrique Pedstart, la COVID-19 n’est pas une maladie qui concerne les enfants.

Ils sont formels : « la Covid-19 n’est définitivement pas une maladie pédiatrique ».

« L’idée qui se dégage de ces observations est qu’il ne faut surtout pas que les enfants fassent l’objet de mesures draconiennes, pénibles à vivre, qui pourraient bouleverser leur quotidien, alors que ce microbe ne les concerne que vraiment très peu. » [7]

Est-ce que porter un masque 8 heures de suite, voir son professeur masqué, être coupé de ses expressions faciales, de son sourire, être incapable d’entendre correctement ses explications, être frustré dans sa sociabilité pourraient correspondre à ces mesures draconiennes, pénibles à vivre qui pourraient bouleverser leur quotidien, alors que ce microbe les concerne à peine ?

Il est important de comprendre, au départ de plusieurs études réalisées dans différents pays que les enfants et les adolescents ne sont pour ainsi dire pas touchés par la maladie COVID-19 et que leur rôle dans la transmission du virus au sein de la population est minime [8-9-10-11].

Dans cette étude réalisée aux Pays-Bas :

« Le nouveau coronavirus est principalement disséminé entre adultes, et des adultes de la famille aux enfants » [12].

Pas l’inverse.

« Très peu de cas de transmission (de la COVID-19) ont été observés dans les écoles. » [13] 

Cela est encore confirmé ici : LES ENFANTS NE TRANSMETTENT PAS LE COVID19 :

400 articles confirment toussans exception, que la Covid 19 est rare et presque toujours bénigne chez l’enfant, que les enfants de moins de 19 ans ne sont pas contaminés par les camarades d’école mais par les parents à domicile, qu’ils ne contaminent pas les adultes et que le confinement des enfants est responsable de troubles psychologiques comportementaux et sociaux fréquents en plus d’une incidence négative évidente sur leur scolarité.

Comme le dit le docteur et épidémiologiste Antonio Lazzarino (University College London UCL Institute of Epidemiology and Health Care) en réponse à un article paru dans le British Medical Journal [14] (BMJ) :

« Avant d’introduire des mesures cliniques et de santé publique, on doit recenser et décrire tous les effets secondaires potentiels de ces mesures, et seulement ensuite, décider si elles sont plus bénéfiques que délétères. » [15]

Le port du masque facial peut donner un faux sentiment de sécurité [16].

Cet avis est partagé par l’Agence de Santé Publique au Danemark [17].

Le port d’un masque entraîne des problèmes d’hygiène qui surpassent largement le bénéfice de cette mesure :

Pour garantir l’efficacité d’un masque, les gens ne doivent pas toucher leur masque, doivent changer ce masque à usage unique fréquemment ou le laver régulièrement et correctement, le placer sur le visage d’une façon étanche, autrement les risques de contamination peuvent augmenter fortement. [18]

En 2015, une étude [19] s’est intéressée à la fréquence avec laquelle nous touchons notre visage (de manière très souvent inconsciente). Le sujet étudié était alors la transmission d’infections respiratoires et de staphylocoques dorés (bactéries beaucoup plus grosses qu’un virus).

(© Face touching : A frequent habit that has implications for hand hygiene )

 

En moyenne, nous touchons notre bouche 4x par heure et notre nez 3x par heure. Cela est augmenté avec le port continu d’un masque vu les irritations et les démangeaisons occasionnées.

Vous imaginez, avec des enfants ?

Cela pose d’autant plus un problème qu’on a montré que le virus SRAS-CoV-2 a tendance à s’accumuler sur la surface extérieure du masque [20]. Le virus va donc se mettre sur les mains et la contamination flambe.

Poursuivons dans cette démonstration que les problèmes liés au port obligatoire et continu du masque par tous, surtout par les enfants et les adolescents, est plus problématique que bénéfique.

Parler avec un masque peut amener à parler beaucoup plus fort, donc à projeter plus loin des gouttelettes au travers de nos masques, ou amener deux personnes à se rapprocher, oubliant la distance requise de deux mètres.

Le port du masque oriente une bonne partie de l’air exhalé vers les yeux, ce qui, en plus de générer une sensation inconfortable, peut amener à toucher davantage encore nos yeux, 3x par heure en temps normal, beaucoup plus avec un masque (source de contamination virale et bactérienne via les conjonctives).

Si les mains sont contaminées, alors vous le serez au travers de ce geste favorisé par le port du masque, et vous contaminerez tout ce que vous toucherez.

Les problèmes physiques et physiologiques engendrés par le port obligatoire et continu d’un masque.

Plusieurs médecins signalent chez enfants et adultes une recrudescence de problèmes infectieux cutanés (impétigo, infections staphylococciques) et oculaires (conjonctivites) qui sont loin d’être anodins.

Des médecins observent également une recrudescence de problèmes respiratoires de type bronchites asthmatiformes.

Tout cela est lié au port continu du masque.

Quoi que certaines personnes en disent, un masque facial surtout porté en continu rend la respiration difficile.

Pour les personnes atteintes de bronchopathie chronique obstructive (BPCO), personnes ayant déjà de base, au repos, des difficultés à respirer, les masques deviennent vite insupportables car ils augmentent leur sensation d’étouffement [21].

En outre, une fraction du CO2 expiré est réinhalé à chaque cycle respiratoire. Cet effet négligeable chez une personne en bonne santé peut occasionner des troubles chez des personnes plus fragiles.

La BPCO est caractérisée par un certain degré d’hypercapnie (élévation de la pression partielle du sang en CO2 ou capnie).

Ces deux phénomènes, sensation d’étouffer et élévation de la capnie, peuvent entraîner une augmentation de la fréquence respiratoire et une amplification des mouvements respiratoires, et donc augmenter la quantité d’air inhalé et exhalé à chaque respiration. Cela peut, paradoxalement, aggraver le risque de dissémination du SRAS-CoV-2 si une de ces personnes infectée ou porteuse du virus respire plus fort à cause du masque, ce que nous voulons justement éviter. Surtout, le masque, chez ces personnes BPCO infectées, peut aggraver leur état clinique, leurs efforts inspiratoires plus marqués pouvant introduire plus de matériel viral dans leurs poumons [15].

Il y avait 251 millions de BPCO dans le monde en 2016 [22].

De plus, malgré l’intoxication médiatique prétendant le contraire, oui le port continu d’un masque, encore plus s’il est porté correctement (étanche), pendant des heures, peut entraîner une baisse de la pression partielle du sang en oxygène ou PaO2.

 

Effets sur l’oxygénation

Une étude publiée en 2012 a évalué l’effet du port prolongé du masque chirurgical sur la santé de 53 chirurgiens turcs [23].

Il s’agissait de personnes en bonne santé préalable.

Ils ont constaté une augmentation de la fréquence cardiaque et une diminution de saturation pulsée en oxygène (SpO2 reflet de la saturation artérielle) dès après la première heure de port du masque, en comparant aux valeurs prises sans masque. Une faible variation en saturation en oxygène (SpO2-SaO2) peut refléter une large variation de la pression partielle du sang en oxygène (PaO2).

(© L’oxymètre de pouls )

 

Cette courbe est la courbe de dissociation de l’hémoglobine. La pression partielle en oxygène dans le sang artériel (PaO2) détermine la saturation (SpO2). Une baisse de SpO2 de 10 (100 à 90 %) correspond à une baisse de PaO2 de 40 (100 à 60 mm Hg).

Les chercheurs concluent que leurs résultats montrent l’impact clinique potentiel du port prolongé du masque sur la respiration.

La diminution de SpO2 était la plus marquée avec les chirurgiens âgés de plus de 35 ans.

Les masques créent un climat humide car l’air expiré est réchauffé et humidifié et cette humidité (vapeur d’eau) est captée puis concentrée par le masque, devant le nez et la bouche. Ce milieu humide est favorable au SRAS-CoV-2 qui reste actif et cela va augmenter la charge virale près du nez et de la bouche.

La première défense de l’organisme face à une agression notamment virale, ou bactérienne, est l’immunité innée. Celle-ci joue un rôle crucial et elle suffit, pour la plupart des gens en bonne santé, pour surmonter une infection, sans recours aux anticorps de l’immunité tardive spécifique. L’efficacité de l’immunité innée est inversement proportionnelle à la charge virale [24]. Plus la charge virale est élevée, plus l’immunité innée risque d’être dépassée.

Vous voyez comme le port continu des masques par tout le monde peut aggraver la contamination plutôt que la réduire ?

Les éléments suivants sont les plus graves.

 

Les problèmes psychologiques et mentaux engendrés par le port obligatoire et continu d’un masque.

L’impact psychologique !

Il manque dans les médias ou les rapports gouvernementaux une reconnaissance officielle de tous les effets délétères du port continu d’un masque, comme si le plus important était de tout faire pour amener la population à se laisser masquer, peu importent les conséquences.

Ceci concerne particulièrement les enfants et les adolescents dont le cerveau notamment émotionnel, relationnel, est en plein développement !

Les enfants dépendent largement des expressions faciales pour comprendre et appréhender leur environnement [25].

Cacher la moitié inférieure du visage diminue la capacité à communiquer, interpréter et imiter les expressions de ceux avec lesquels nous sommes en contact. Les émotions positives deviennent moins reconnaissables et les émotions négatives sont amplifiées.

Le mimétisme émotionnel, la contagion et l’émotivité en général sont réduits ainsi que les liens entre les enseignants et les étudiants, la cohésion de groupe et l’apprentissage – dont les émotions sont un moteur majeur.

Les bénéfices et les risques liés au port continu des masques à l’école devraient être sérieusement étudiés, considérés et rendus clairs et évidents pour tous les professeurs, parents et étudiants [26].

Sur un plan médical, humain, il est grave que nos gouvernants ne fassent pas état de ces complications et n’en tiennent pas compte avant de dicter leurs mesures à la population.

Des alternatives existent au port continu du masque.

Les particules virales présentes dans l’air sont sensibles à la température et à l’humidité ambiantes et sont inactivées par les rayons UV du soleil [27].

Elles seront plus vite diluées à l’extérieur.

Donner cours à l’extérieur ou dans des cours intérieures est une solution à envisager.

Cela est confirmé dans cette excellente revue à propos des masques, Mask Facts [28], parue sur le site de l’Association of American Physicians and Surgeons.

Le simple fait d’ouvrir une porte, une fenêtre permet la diminution des gouttelettes d’aérosols de virus de moitié en 30 secondes [29] !

Cela est encore affirmé par 241 scientifiques [30] mettent l’accent sur la nécessité d’assurer une ventilation de l’air correcte sur les lieux de travail, dans les immeubles, les écoles, les hôpitaux et les maisons de repos et de soins.

(© It is Time to Address Airborne Transmission of COVID-19, page 9 du PDF)

Ouvrez les fenêtres des classes et des études !

 

L’impact négatif à court, moyen et long terme des mesures antisociales de nos gouvernements.

Psychologues, psychiatres, pédopsychiatres, médecins généralistes connaissent les effets négatifs des mesures antisociales prises par nos gouvernants sur le développement et la santé mentale des enfants et des adolescents.

Plusieurs articles, études et recherches en attestent.

Dans cet article paru dans le Lancet Child & Adolescent health [31], les auteurs insistent sur l’impact dramatique des mesures d’isolement social sur les enfants et les adolescents.

Ils rappellent à juste titre que les interactions sociales font partie des besoins humains de base [32], comme de manger ou de dormir.

Vraiment, se sentir insuffisamment connecté aux autres est associé avec des conséquences négatives profondes et durables sur la santé physique et mentale, et cela peut même aller jusqu’à induire plus de mortalité [33].

Les effets négatifs des mesures antisociales pourraient affecter profondément les adolescents (âge 10-24 ans) [34].

Les adolescents sont à une période cruciale de leur vie, le type d’environnement social pèse énormément dans de nombreuses fonctions vitales comme le développement correct du cerveau, la construction saine du soi, et la bonne santé mentale [31].

Même des mesures antisociales temporaires peuvent avoir des répercussions négatives profondes et prolongées sur leur développement.

Et une virologue belge comme Erika Vlieghe voudrait garder masqués nos enfants et nos adolescents durant toute l’année scolaire ?

Le docteur Brett Enneking, psychologue pour les enfants au Riley Children’s Health aux Etats-Unis, insiste sur le fait que la partie inférieure du visage joue un rôle important dans le langage, la compréhension des émotions et la communication au sens large chez les enfants [35].

Troubles du sommeil, aggravation de troubles liées à la séparation, cauchemars et anomalies de développement font partie des conséquences à court et moyen terme de cet isolement social.  Certaines de ces complications apparaissent déjà, comme en témoignent des psychologues et des médecins.

D’autres répercussions plus graves sont à craindre, telles que dépression, suicide, décrochages social, scolaire, comme en témoignent les nombreuses recherches sur les conséquences négatives de l’isolement social sur le bon développement de l’être humain.

Il ne s’agit pas d’être anti-masques pour le plaisir de l’être, pour le plaisir de s’opposer à l’autorité sans autre raison, ou juste pour éviter quelques démangeaisons ou irritations.

Cet article documente tous les effets délétères graves que le port continu d’un masque et que les mesures antisociales imposées par nos gouvernants peuvent avoir sur la santé physique et mentale, en particulier des enfants et des adolescents.

Il faudrait donc que ces mesures en vaillent la peine !

Les gouvernants de même que les virologues qui les conseillent ne mentionnent jamais les nombreux effets néfastes de leurs mesures.

Ils ne donnent pas à la population une information complète et honnête.

 

En résumé,

Comme le disent d’éminents pédiatres et les recherches dans plusieurs pays, les enfants et les adolescents ne sont pour ainsi dire pas concernés par la maladie COVID-19. Ils ne sont presque pas atteints eux-mêmes et ne participent à la transmission du virus que de façon négligeable.

Le masque peut engendrer plus de contaminations par plusieurs mécanismes :

  1. En augmentant la tendance à toucher son visage, sa bouche, son nez, ses yeux.
  2. En favorisant la concentration des virus sur la couche extérieure du masque.
  3. En donnant un faux sentiment de sécurité.
  4. En générant des facteurs qui vont neutraliser l’effet protecteur du masque comme de parler plus fort ou de se rapprocher en-deçà de 2 mètres pour se comprendre.
  5. En surpassant les capacités de défense immunitaires innées en raison d’une charge virale plus importante et concentrée par le masque devant les voies respiratoires.

Les conséquences des mesures antisociales imposées, dont le port obligatoire et continu du masque ou la distanciation à outrance, sont néfastes et sérieuses.

Elles sont durables et importantes.

Elles sont physiques : impétigo, conjonctivites, bronchites asthmatiformes, difficultés respiratoires, céphalées (migraines).

Elles sont physiologiques : hypercapnie, hypoxémie, augmentation de la fréquence cardiaque.

Elles sont mentales, peut-être les plus graves surtout à l’âge de l’enfance et de l’adolescence, et comportent des troubles du sommeil, de la communication et de la maturation émotionnelles, de l’apprentissage, du développement cérébral et cela peut aller jusqu’à la dépression et à une surmortalité.

En milieu scolaire, il y a pourtant des alternatives réalisables comme la ventilation des espaces clos et la tenue des cours ou des études dans des espaces ouverts, comme les préaux ou les espaces en plein air.

Enfin, et c’est peut-être ce qui rend le plus le maintien des mesures antisociales du gouvernement incompréhensible et grave, c’est la notion dûment documentée que la pandémie COVID-19 semble disparaître à 5 mois du pic épidémique, comme le montrent les données cliniques (diminution des hospitalisations, des décès et des cas graves dans tous les pays européens) et les données biologiques (mutation du virus SRAS-CoV-2 vers des formes moins virulentes).

Au vu de ces faits, persister dans cette voie antisociale est, comme le souligne cet article de FranceSoir [36], de la maltraitance, en particulier pour nos enfants et nos adolescents.

Nous médecins mettons un principe au-dessus de tous les autres, au-dessus du principe de précaution.

C’est le principe d’avant tout, ne pas nuire (primum non nocere).

Aujourd’hui, en laissant nos gouvernements appliquer leurs mesures antisociales, ne faisons-nous pas plus de mal que de bien ?

C’est ce que pensent 70 médecins belges qui demandent l’abolition du masque dans les écoles [37].

C’est ce que pensent 70% des sondés dans un journal belge, en disant que les élèves devraient pouvoir enlever leur masque une fois assis en classe [38].

Espérons que ce ne soit qu’un début.

 

Dr Pascal Sacré

Photo en vedette : pixabay.com

Notes (Sources) :

[1] “Le port du masque à l’école? Peut-être durant toute l’année scolaire” , estime la virologue belge Erika Vlieghe. 

[2] Lettre ouverte des médecins et des professionnels de la santé à toutes les autorités belges comme aux médias belges. Au 10/09/20 : signée par 238 médecins belges, 804 professionnels belges de la santé, 4327 citoyens

Les médecins se manifestent massivement et exigent l’arrêt immédiat de toutes les mesures coronaviriennes : Dans le monde entier, nous assistons à une campagne de désinformation massive dans les médias grand public, qui mettent de côté tous les principes d’un état constitutionnel démocratique. Alors qu’énormément de collègues médecins présentent des points de vue médicaux différents, on ne les entend à peine dû à une censure sans précédent.
Les informations des experts et professionnels qui présentent une vue différente des choses, sont actuellement presque exclusivement accessibles par recherche ciblée sur Internet ou dans des sources d’information alternatives, et non pas dans les médias grand public.

Pays-Bas
Aux Pays-Bas, des médecins se sont unis et ont rédigé une lettre de protestation adressée à leurs collègues et au gouvernement, mettant en question la proportionnalité des mesures. Cette lettre, signée par plus de 800 médecins, vise à susciter un débat ouvert et sincère sur la manière de faire face à l’épidémie du covid-19. La pétition a désormais été arrêtée.
https://opendebat.info/

Une lettre de protestation de médecins et professionnels dans le domaine de la santé mentale, qui a déjà reçue plus de 2500 signatures.
https://brandbriefggz.nl/

États-Unis
Aux États-Unis un groupe de médecins qui travaillent sur le terrain et voient des patients tous les jours, se sont réunis dans l’organisation America’s FrontLine Doctors (Docteurs Américains de première ligne) et ont donné une conférence de presse qui a déjà été regardée plusieurs millions de fois. À voir absolument.
https://americasfrontlinedoctorsummit.com/
https://www.xandernieuws.net/algemeen/groep-artsen-vs-komt-in-verzet-facebook-bant-hun-17-miljoen-keer-bekeken-video/

Espagne
Une conférence de presse publique avec pour titre « A world dictatorship with a sanitary excuse » (Une dictature mondiale avec une excuse sanitaire) a été donnée par Doctors for truth (Médecins pour la vérité) à Madrid, devant environs 400 médecins et scientifiques.
https://niburu.co/gezondheid/15385-artsen-komen-massaal-met-coronawaarheid-naar-buiten

Allemagne
Un groupe international de médecins a initié des recherches extra-parlementaires suite aux mesures corona « exagérées et oppressantes » dans le but d’interroger mondialement des politiciens et des scientifiques.
https://acu2020.org/ 

International
Cette initiative de Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, et de Robert F. Kennedy, avocat, entre autres, traite les nombreuses incohérences dans la politique corona et s’adresse aux présidents de l’OMS, de la Commission européenne et du Parlement européen.
https://www.internationalfreechoice.com/

Belgique
Une initiative belge, signée par plus de 1000 médecins et professionnels de la santé. (3 septembre 2020)
http://omgekeerdelockdown.simplesite.com/?fbclid=IwAR2bJAAShAlIidjnRQPyVSoZbk1Uj-FTHAthL77hKX_Oo8aMLN3V6DdwAac

Une lettre ouverte lancée par un groupe de médecins des Cliniques Universitaires St-Luc, UCL-Louvain et qui peut être signée par tout le monde.
https://belgiumbeyondcovid.be/

[3] Pr. Toussaint : « Les tests se retournent contre nous à l’heure actuelle ! »

[4] Coronavirus – Les tests PCR inadaptés contre l’épidémie? « Jusqu’à 90% de personnes testées ne seraient pas contagieuses »

[5] Évolution du SARS-CoV-2 : mise à jour septembre 2020, Hélène Banoun

[6] https://www.mediterranee-infection.com/wp-content/uploads/2020/04/FD_Raoult_SARS-CoV-2_EID_Sep2020_vL2.pdf , Dramatic increase in the SARS-CoV-2 mutation rate and low mortality rate during the second epidemic in summer in Marseille, IHU

[7] La Covid-19 n’est pas une maladie qui concerne les enfants, 6 septembre 2020, les professeurs de pédiatrie Christèle Gras-Le Guen, vice-présidente de la société française de pédiatrie, et Régis Hankard, coordonnateur du réseau de recherche clinique pédiatrique Pedstart, sont formels : « la Covid-19 n’est définitivement pas une maladie pédiatrique ».

[8] Cluster of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) in the French Alps, February 2020

[9] No evidence of secondary transmission of COVID-19 from children attending school in Ireland, 2020 separator commenting unavailable

[10] Transmission of SARS-CoV-2 in Australian educational settings

[11] SARS-CoV-2 infection and transmission in educational settings

[12] Research on the role of children in the spread of the virus aux Pays-Bas

[13] Coronavirus: what researchers know about the risk of reopening schools

[14] Face masks for the public during the covid-19 crisis, BMJ, 9 Avril 2020

[15] Covid-19: important potential side effects of wearing face masks that we should bear in mind, Response to Face masks for the public during the covid-19 crisis, BMJ, 20 April 2020 Antonio I Lazzarino, Medical Doctor and Epidemiologist Steptoe A, Hamer M, Michie S University College London UCL Institute of Epidemiology and Health Care

[16] Conseils sur le port du masque dans les espaces collectifs, lors des soins à domicile et dans les établissements de santé dans le cadre de la flambée due au nouveau coronavirus (‎‎2019-nCoV)‎ ‎

[17] Danemark : ce pays qui ne croit pas aux masques, 7 mai 2020 sur le site Le Point.fr. Le gouvernement danois déconseille d’en porter et les épidémiologistes sont si peu convaincus de leur utilité qu’ils ont lancé une étude sur le sujet.

[18] Desai AN, Aronoff DM. Masks and Coronavirus Disease 2019 (COVID-19). JAMA Published Online First : 17 April 2020. Doi :10.1001/jama.2020.6437

[19] Face touching: A frequent habit that has implications for hand hygiene, Am. J. Infect. Control, 1 Février 2015

[20] Effectiveness of Surgical and Cotton Masks in Blocking SARS–CoV-2 : A Controlled Comparison in 4 Patients, Ann Intern Med, 6 Avril 2020

[21] Kyung SY, Kim Y, Hwang H, et al. Risks of N95 Face Mask Use in Subjects With COPD. Respir Care 2020 ; respcare.06713. Doi :10.4187/respcare.06713

[22] Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), WHO (OMS)

[23] Preliminary report on surgical mask induced deoxygenation during major surgery, A Beder & al, Neurocirugia, 2008, 19, pp 121-126

[24] Chen Y, Zhou Z, Min W. Mitochondria, Oxidative Stress and Innate Immunity. Front Physiol 2018 ;9 :1487. Doi :10.3389/fphys.2018.01487

[25] Mask mandates may affect a child’s emotional, intellectual development, Dr. Mary Gillis, 23 juillet 2020. Young children especially rely on facial expressions to understand situations.

[26] Masked education? The benefits and burdens of wearing face masks in schools during the current Corona pandemicTrends Neurosci Educ. 2020 Sep; 20, 11 août 2020

[27] Simulated Sunlight Rapidly Inactivates SARS-CoV-2 on SurfacesThe Journal of Infectious Diseases, Volume 222, Issue 2, 15 July 2020, Pages 214 222, https://doi.org/10.1093/infdis/jiaa274. Téléchargeable en PDF

[28] Mask Facts, AAPS, Association of American Physicians and Surgeons, 1 Juin 2020.

[29] Small droplet aerosols in poorly ventilated spaces and SARS-CoV-2 transmission, The Lancet Respiratory Medicine, 1 Juillet 2020

[30] It is Time to Address Airborne Transmission of COVID-19, par Lidia Morawska et Donald K Milton, 2020, Published by Oxford University Press for the Infectious Diseases Society of America.

[31] The effects of social deprivation on adolescent development and mental health, The Lancet Child & Adolescent Health, Volume 4, Issue 8, 1 Août 2020.

[32] Baumeister RF Leary MR. The need to belong: desire for interpersonal attachments as a fundamental human motivation. Psychol Bull. 1995 ; 117 : 497-529

[33] Hawkley LC, Cacioppo JT. Loneliness matters: a theoretical and empirical review of consequences and mechanismsAnn Behav Med. 2010; 40: 218-227

[34] Sawyer SM, Azzopardi PS, Wickremarathne D, Patton GC. The age of adolescence. Lancet Child Adolesc Health. 2018; 2: 223-228

[35] Mask mandates may affect a child’s emotional, intellectual development, Dr Mary Gillis, 23 Juillet 2020.

[36] Le port obligatoire du masque pour les enfants, c’est de la maltraitance !, 21 Août 2020, par les docteurs G Delépine, chirurgien oncologue et N Delépine, pédiatre cancérologue.

[37] Septante médecins flamands demandent l’abolition du masque dans les écoles: « Une menace sérieuse pour leur développement »

[38] Les élèves devraient-ils pouvoir enlever leur masque une fois assis en classe ? 69,2% des personnes sondées disent OUI.

 

Pourquoi j’ai changé d’avis sur les masques

En mars dernier, j’étais convaincu de l’intérêt du masque contre
l’épidémie.

POURQUOI J’AI CHANGÉ D’AVIS SUR LE MASQUE

Chers amis,

En mars dernier, j’étais convaincu de l’intérêt du masque contre
l’épidémie.

Pour une raison simple : à l’époque, les pays où l’on se masque
au moindre symptôme étaient très peu touchés : Taïwan, Hong-Kong,
Corée, Japon.

Et puis, je croyais que le masque n’avait aucun inconvénient.

Donc, en pleine épidémie, par précaution, il me paraissait logique
de le généraliser, au moins dans les transports en commun.

Sauf qu’à l’époque, il n’y avait quasiment pas de masques en
France.

Vous vous en souvenez : même les infirmières et les médecins de
terrain n’avaient pas forcément de masque, alors qu’ils voyaient
des dizaines de malades tous les jours !

Aujourd’hui, on a tous les stocks de masque qu’il faut.

Mais aujourd’hui, on en sait beaucoup plus sur son efficacité
réelle !

En fait, absolument rien ne prouve que le port du masque généralisé
sert à quelque chose.

Et contrairement à ce que je croyais, le port du masque généralisé
peut avoir de lourds inconvénients !

Attention : il est clair que le masque reste absolument indispensable
pour les personnels soignants.

Car ils s’approchent de très près de nombreux patients contagieux,
tous les jours.

Et car ils savent utiliser le masque : ils en changent tous les 2 à 4
heures, savent éviter de les toucher et les jettent après usage,
plutôt que de les mettre dans leur poche ou leur sac.

Là-dessus, tout le monde est d’accord.

Mais tous les scientifiques sérieux sont d’accord, aussi, pour dire
que le masque ne sert à rien à l’extérieur.

Car les contaminations à l’air libre sont rarissimes.

Le seul risque en extérieur, c’est que des dizaines de personnes
s’agglutinent, s’embrassent ou se crient dessus, ce qui n’est
vraiment pas fréquent.

Et ce n’est pas tout.

Il faut savoir que les autorités de santé du monde entier
s’accordent pour dire qu’on n’est pas contagieux si on n’a pas
de symptômes !

Donc si vous n’avez pas de toux ou d’autres symptômes de la Covid,
vous ne risquez pas de contaminer les autres !

Cela veut dire que le masque ne se justifierait vraiment que pour ceux
qui ressentent des symptômes (et les soignants)… mais pas pour tout
le monde !

Mais, vous me direz, pourquoi ne pas appliquer le principe de
précaution ?

Puisque les masques ne coûtent quasiment rien, et qu’il n’est pas
risqué de les porter (c’est juste un peu inconfortable), pourquoi ne
pas en mettre le plus souvent possible, « au cas où » ?

Eh bien pour une raison simple : c’est que le masque n’est pas
inoffensif, loin de là.

D’abord, il faut savoir que le masque pourrait être dangereux pour
ceux qui ont la Covid !

C’est un ami médecin me l’a fait réaliser : quand on est malade,
on excrète du virus par le nez et la bouche… mais avez un masque, on
risque de les respirer à nouveau, ce qui pourrait aggraver la charge
virale et la maladie !

Pour ceux qui n’ont pas le Covid, le masque n’est pas non plus
inoffensif.

Voici la liste des effets négatifs, listés par l’Organisation
Mondiale de la Santé dans une circulaire du mois de juin[1] :

* risque potentiellement accru d’auto-contamination dû au fait de
manipuler un masque facial puis de se toucher les yeux avec des mains
contaminées ;
* auto-contamination possible si un masque non médical humide ou sale
n’est pas remplacé, favorisant ainsi la prolifération de
micro-organismes ;
* mal de tête et/ou difficultés respiratoires possibles selon le type
de masque utilisé ;
* lésions cutanées faciales, dermite irritative ou aggravation de
l’acné en cas de port fréquent et prolongé du masque ;
* port du masque mal supporté, notamment par le jeune enfant;
* difficultés de communiquer en cas de surdité et de dépendance de
la lecture labiale ;
* désavantages et difficultés liés au port du masque éprouvés par
les enfants, les personnes atteintes de troubles mentaux ou de
déficiences développementales, les personnes âgées atteintes de
déficiences cognitives, les asthmatiques ou les personnes souffrant
d’affections respiratoires chroniques, etc..

Et il ne faut pas oublier l’impact psychologique chez les plus
jeunes, difficile à mesurer mais assez inquiétant !

Pire, mal utilisé, le masque généralisé pourrait même accélérer
l’épidémie !

Comme le résume bien le Dr Pascal Sacré, le masque peut causer des
contaminations[2] :

* En augmentant la tendance à toucher son visage, sa bouche, son nez,
ses yeux.
* En favorisant la concentration des virus sur la couche extérieure du
masque.
* En donnant un faux sentiment de sécurité (qui conduit à moins se
laver les mains).
* En générant des facteurs qui vont neutraliser l’effet protecteur
du masque comme de parler plus fort ou de se rapprocher en deçà de 2
mètres pour se comprendre.
* En surpassant les capacités de défense immunitaires innées en
raison d’une charge virale plus importante et concentrée par le
masque devant les voies respiratoires.

Pensez-y : combien de fois touchez-vous votre masque pour le réajuster
??

S’il est plein de virus, ces virus vont directement sur vos mains…
puis un peu partout !

Bref, rien ne dit que les masques généralisés ne font pas plus de
mal que de bien !

Regardez ce qui s’est passé en Espagne : malgré l’obligation du
port du masque, les contaminations n’ont pas cessé d’augmenter !

Ce n’est pas une preuve définitive, mais c’est tout de même le
signe que les masques généralisés ne sont pas une parade décisive !

À l’inverse, en Suède, il n’y a quasiment plus aucun cas positif,
alors que le masque n’est obligatoire nulle part, même pas dans le
métro !

Voilà pourquoi j’ai lancé une pétition contre le port
généralisé obligatoire du masque [1].

Au moment où je vous écris, nous approchons des 100 000 signataires,
mais il faut continuer !

Transmettez ces informations autour de vous, brisons le mur du silence
des médias !

Je compte sur vous,

Guillaume Chopin