Les vaccins sont dangereux oui !

ACTION NATIONALE MODIFIÉE

La FDA énumère les effets secondaires potentiels des vaccins COVID… dont la mort Surveillance de la sécurité des vaccins COVID-19 par la FDA ÉBAUCHE Liste de travail de la survenue possible d’effets indésirables

***Sous réserve de modifications***

• Syndrome de Guillain-Barré

• Encéphalomyélite aiguë disséminée

• Myélite transverse

• Encéphalite / myélite / encéphalomyélite /

• Méningo-encéphalite / méningite /

• Encéphalopathie

• Convulsions / crises

• AVC

• Narcolepsie et cataplexie

• Anaphylaxie

• Infarctus aigu du myocarde

• Myocardite / péricardite

• Maladie auto-immune

• Décès

• Fausse couche

• Autres maladies démyélinisantes aiguës

• Réactions allergiques non anaphylactiques

• Thrombocytopénie

• Coagulation intravasculaire disséminée

• Thromboembolie veineuse

• Arthrite et arthralgie / douleurs articulaires

• Maladie de Kawasaki

• Syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants

• Maladie renforcée par le vaccin

Hauts les cœurs, bas les masques ! Retour critique pluriel sur Hold-Up !

Hold Up a pour le moins fait quelques remous. Et à mon sens, n’a pas fini d’en faire. Jusque et y compris dans le collectif Reinfocovid. « Faut-il soutenir le film ? » « On va nous traiter de complotistes », « Nous devrions être prudents », « ça ouvre les yeux », etc…

Attaché à notre souci de Liberté, et d’éclairage pluriel et ample, nous avons choisi d’accompagner la sortie du film d’un éclairage critique à plusieurs voix. D’une pierre deux coups : nous soutenons la liberté d’expression ; et nous tentons d’éclairer avec prudence le film.

Une certaine Prudence, au sens de la phronésis d’Aristote1. Ni pour, ni contre. Sortir des dialectiques stériles, sortir d’une pensée écrasée et contrainte. Rester pragmatiques et courageux et ouverts. Prudence et courage contextuels de donner et partager la parole. REINFOCOVID veut ouvrir des chemins d’intelligence, de paix et de démocratie.

Autour de l’effondrement

« Chaque génération a une mission qui la dépasse. La nôtre : rester chez nous. »

paru dans lundimatin#259, le 19 octobre 2020

 » Liberté pour nos enfants « 

Bo

Rester-chez-soi-en-tant-que-mission-exceptionnelle… Il y a douze mois, n’importe quel étant humain aurait souri face à cet énoncé, imaginant un sketch des Monty Python, une fiction de Stanislav Lem ou une punchline du prochain épisode de Black Mirror. Bienvenue en 2020, il s’agit juste d’un message de l’Organisation mondiale de la Santé. 

 

Officiellement, cette phrase se situe entre l’invitation et la recommandation aux citoyens du monde à se protéger soi-même comme les autres en restant chez soi. Officieusement, il s’agit autant d’une publicité que d’une directive adressée à tous les citoyens du monde afin qu’ils apprennent à vivre et à consommer de chez eux, et par là même à participer-tous-ensemble à la dernière révolution économique, le quaternaire [1].

Si les problèmes climatiques et sanitaires ont assurément quelque influence sur l’effondrement de l’être, ils portent mal leur nom et ne suffisent pas à expliquer cet asile à ciel ouvert dans lequel nous éprouvons des difficultés à nous promener. La collapsologie ou théorie de l’effondrement nous concerne en tant qu’elle rappelle à quiconque l’aurait refoulée que nous vivons la sixième extinction de masse, et que nous en sommes sans doute la cause première. [2] Mais ce « courant théorique » est déficient – à tout le moins incomplet – en tant qu’il nous épargne partiellement : nous n’en sommes pas seulement la cause, nous sommes aussi désastrés et effondrés que le monde qui nous entoure. Cette considération était claire avant le Covid-19, elle est aujourd’hui limpide. Nous écrivions il y a quelques années : « Le désastre n’est pas tant notre milieu que le nom des êtres y errant sans pouvoir l’influencer, incapables de se raconter. Rien ne peut arriver à ceux qui ont perdu leur milieu et la capacité de réciter, à ceux qui ont perdu, par là même, quelque cosmogonie ou imaginaire propres. »

« Rien ne distingue les souvenirs des autres instants : ce n’est que plus tard qu’ils se font reconnaître, à leurs cicatrices. »

Chris Marker

Quand, au sortir de la première guerre mondiale, Walter Benjamin déplorait la chute du cours de l’expérience et Karl Kraus l’appauvrissement de la langue des journaux viennois [3], ils ne disaient pas : « nous avons absolument perdu l’expérience ou la parole », mais bien : « nous sommes en train de subir une accélération de ces dépossessions ». Un siècle plus tard, nous sommes 7 fois plus nombreux sur terre et avons vécu – « pour notre autonomie » – les révolutions numérique et digitale pendant que des milliers de dialectes et de rites disparurent de la surface du globe. Un siècle plus tard, l’Occident capitaliste « a réussi » à se débarrasser « du communisme » et des autres civilisations. Un siècle plus tard, l’Occident capitaliste est tellement en manque d’ennemis réels qu’une grosse grippe (tuant au plus 5 personnes sur 1000, en moyenne de 85 ans) lui permit d’assigner à résidence 5 milliards d’êtres humains et ce pendant une saison. [4]

« Il y a une chose que peut l’adulte : marcher,
mais une autre qu’il ne peut plus – apprendre à marcher. »
Walter Benjamin

Le sujet effondré que la domination techno-sanitaro-totalitaire produit majoritairement est l’extrême de la soumission et de l’amnésie, son confort sa priorité, ses oublis sa liberté [5]. Il n’est pas radicalement individualiste (ce qui impliquerait qu’il soit entier), mais bien plutôt radicalement isolé et égotrippé [6]. Autrement formulé il est l’être-fragmenté entièrement séparé de tous les autres étants, et cela lui convient : « le Covid m’a permis de me recentrer sur moi-même. » Il partage des vidéos et des articles du cœur de sa bulle privée, son ordinateur. Son lit est son salon, sa fenêtre son ouverture sur le monde. Il apprend les nouvelles du dehors et rend visite à sa grand-mère via son smartphone. « Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. » Il a perdu jusqu’au droit de se promener, ou plutôt il a appris à ne sortir de chez lui que pour des choses essentielles : « c’est quand même dur d’avoir manqué l’enterrement de papa ». Il ne peut plus rien toucher – surtout pas son propre visage -, il s’est laissé privatiser jusqu’à sa peau, ses lèvres, sa langue. « Tinder fonctionne encore, c’est juste devenu exceptionnellement rare d’embrasser l’autre. » Suivant une indistinction quasi absolue, le sujet co-vidé fait tourner les êtres et les choses pour remplir son emploi du temps. [7] Il paie et rencontre de chez lui, l’apéro se fait sur skype et le shopping sur la toile. Il cuisine quand il a le temps, sinon « il fait tourner l’économie en se faisant livrer ». Cela le rassure d’appliquer les consignes, être un bon citoyen sans cité est son reste. Le sujet désastré est l’être entièrement adaptable, sa prof de yoga en ligne est fière de lui. De droite à gauche en passant par l’extrême centre, le citoyen covidé ne subit pas l’exception, il ne cesse de l’intégrer et de la reproduire, agent bénévole du contrôle. Il est, par excellence, celui qui a appris à ne vivre que de choses et d’activités essentielles.

« Je pense qu’il faut dans le pays des Lumières et de Pasteur qu’on arrête d’avoir des espèces de débats permanents sur les faits ou la vérité scientifique. »
 Emmanuel Macron, le 14 octobre 2020

Si ce sujet (en l’état mais aussi en puissance en chacun) est assurément malade, il le doit en partie à la communication en monde, c’est-à-dire aux énoncés tant des gouvernants que des médias dominants. Après deux ans d’étude sur les « problèmes de communication » des schizophrènes, Grégory Bateson publia Vers une théorie de la schizophrénie (1956). Il y développa entre autres le phénomène psychologique de double bind ou injonction paradoxale. Ce fameux concept désigne une situation dans laquelle le sujet est coincé entre deux injonctions, d’intensité égale mais contradictoires ou incompatibles dans leur contenu, de sorte que, nécessairement, l’une viole l’autre. « Dans les interactions sociales, ce phénomène est qualifié « d’art de rendre l’autre fou » – il produit en effet sur la psychè des effets d’impuissance et de dissonance cognitives qui ne vont pas sans traumatismes. » [8] Si nous nous arrêtons un instant à ce concept afin de penser notre situation, il apparaît évident que nous ne pouvons pas ne pas devenir schizophrènes.

« Les masques ne servent à rien./ Les masques sont obligatoires dans les espaces clos./ Les masques sont indispensables à l’extérieur comme à l’intérieur mais pas en terrasse.

Restez chez vous et ne sortez que pour des choses essentielles./ Il est essentiel de prendre l’air.

Le virus reste sur toutes les surfaces pendant plusieurs heures./ Le virus ne se transmet que par aérosols ou contacts interhumains.

La chloroquine est sans danger et permet de soigner du covid./ chloroquine est assurément toxique et son efficacité n’est par ailleurs en rien prouvée.

Vous pouvez aller travailler en métro mais les enterrements sont interdits ou limités à dix personnes. 

Sortir pour son amusement personnel n’est pas seulement égoïste mais criminel.

Vous ne pouvez voir que 5 personnes de votre entourage mais vous pouvez partir en vacances en avion. »

La séquence-covid n’a pas seulement approfondi les dépossessions de l’expérience, de la langue, de l’imaginaire ou de nos corps, elle nous a fait perdre jusqu’à toute notion de réalité, diffusant une psychose sans précédent aux quatre coins du globe [9].

« La culture du spectacle n’est pas fondée sur la nécessité des sujets à voir, mais plutôt sur des stratégies par lesquelles les individus sont isolés, séparés, et conduits à habiter le temps sur le mode de l’impuissance. »
 Jonathan Crary

Si nous nous permettons d’évoquer ici quelque chose comme un effondrement de l’être occidental, ce n’est pas d’abord parce que nous ne cessons d’y survivre, bien plutôt parce qu’il ne cesse de s’intensifier et de se diffuser chaque jour. Une de ses manifestations les plus troublantes se situe assurément dans ce nous avons appelé la fatigue-en-monde, consacrée par ces nouvelles pathologies que sont le burn out et le bore out.

De nombreuses études sociologiques et anthropologiques [10] montrent que la prolifération des écrans et la nouvelle économie de l’attention ont complètement bouleversé le rapport des étants humains au sommeil. « Les assauts contre le temps de sommeil se sont intensifiés au cours du XXe siècle. L’adulte américain moyen dort aujourd’hui environ six heures et demie par nuit, soit une érosion importante par rapport à la génération précédente, qui dormait en moyenne huit heures, sans parler du début du XXe siècle où – même si cela paraît invraisemblable – cette durée était de dix heures. » [11] Comment est-il possible qu’en un siècle nous dormions en moyenne trois heures de moins ? Dans « Le nouvel esprit du capitalisme », Luc Boltanski et Eve Chiapello ont décrit comment un ensemble de forces et d’événements ont favorisé l’émergence d’un individu toujours déjà occupé, malléable, interconnecté, flexible, communicant, autrement formulé toujours déjà en transaction avec quelque milieu télématique, toujours déjà en train comme sur le point de réagir à des stimuli indésirés. Ce processus a engendré la dissolution des frontières entre le temps privé et le temps professionnel, entre le travail et la consommation, ce qui a engendré la disparition de milliers d’espaces auparavant dédiés à la rencontre, à la réflexion, à la pensée ou à la contemplation. L’être post-moderne se doit d’être toujours déjà disponible à des dispositifs et à des sollicitations qui ne concernent que rarement son émancipation. « La soumission à ces dispositifs est à peu près irrésistible, étant donné l’appréhension de l’échec social et économique, la peur de se faire distancer, d’être considéré comme démodé. Les rythmes de consommation technologique sont inséparables d’exigences d’autoadministration permanente. Tout nouveau produit ou service est présenté comme essentiel à l’organisation bureaucratique de notre propre vie. » [12] Organiser-bureaucratiquement-sa-propre-vie, aussitôt quoique peu à peu, cela fatigue. Cela se fatigue ou il y a de la fatigue dans l’air comme ce professeur devant donner cours à 25 jeunes débordant d’énergie et pourtant condamnés à rester assis 7 heures avec un masque pour supporter quelque pédagogie ayant enfanté ce système-monde.

Plus sérieusement, la fatigue n’est pas un temps empirique, un épisode organique ou musculaire, une crise localisable, elle est bien plutôt un affect, un état métaphysique. Contrairement aux maladies, elle ne se décrit pas, n’a pas de cause première ou de symptômes propres, elle est un rapport au monde et, en tant que tel, elle s’énonce, on l’affirme, comme l’angoisse dont elle est le pendant. L’être fatigué – nous tous – dénie l’angoisse, fait tout pour se cacher cette expérience a priori de la finitude. Se dire fatigué n’est pas encore s’assumer fatigué, comme se dire angoissé n’est pas… A ce titre la fatigue est à la fois la correspondante d’un temps suréprouvé (en tant qu’endurance inconsciente des temporalités courtes dominantes [13]) et d’un temps non éprouvé (au sens heideggérien d’assomption de l’angoisse existentiel ou d’être-envers-la-mort). L’être-fatigué est incapable de penser sa mort car il est dominé par l’incertitude d’avoir vécu. Dénier l’angoisse, c’est avant tout dénier la non-importance de sa vie, se voiler son absence de destin, c’est se laisser absorber par le temps plutôt que de le prendre comme ami ou ennemi, comme il était d’usage avant la deuxième guerre mondiale (voir les courants futuriste, surréaliste, situationniste, la poésie du 19e et du début de 20e). Le désastre inassumé est toujours-déjà vaincu par l’épreuve du Temps, écrasé par cette bataille immémoriale à laquelle il a oublié de prendre part. Ce n’est qu’à partir de ce phénomène trop diffus en Occident – le déni de la mort –, et son corollaire – la promesse d’une existence pacifiée (Adorno) – que les premières mesures covidées ont été appliquées si diligemment par la plupart. Des centaines de millions d’êtres délaissèrent un instant leur agenda et furent obligés de se rappeler que leurs grand-parents, parents et amis étaient mortels. Pire, que ces derniers risquaient de tomber malades sans avoir la chance d’être hospitalisés.

Vous le sentez, vous le savez, nous subissons quelque chose comme une accélération du temps sans précédent. Pourtant en sciences exactes, l’accélération du temps n’a pas de sens en soi. En sciences exactes il n’y a qu’une substance commune du temps et de l’espace, c’est le mouvement. Une vitesse ne peut dès lors être définie que par la comparaison de deux mouvements dont l’un est désigné comme étalon. L’accélération désigne, à partir de là, l’augmentation d’un flux comparé à lui-même. Or le temps n’est pas une substance autonome, il est a priori toujours déjà en relation avec un monde. C’est pourquoi pour dessiner quelque chose comme « l’accélération du temps », mariant rapidement sciences exactes et sciences humaines, nous devrions mobiliser des « objets de pensée » comme l’urbanisme, le cinéma, la musique, les moyens de transport et de communication, la langue ou plutôt les différents régimes de vérité, et ce en vue de comparer leur récent mouvement, le mouvement opéré par ces « objets » depuis leurs prédécesseurs, c’est-à-dire leur trajectoire. Concernant l’urbanisme il s’agirait, par exemple, de comparer le nombre de flux humains et non humains dans telle rue en 2000 et en 2019. Concernant le cinéma il s’agirait, par exemple, de comparer le temps moyen du plan séquence ou du champ contre-champ « de tous les films » de l’année 2000 avec tous ceux de l’année dernière. Incapables de produire de telles recherches, nous usons dès lors de « l’accélération du temps » comme hypothèse et comme intuition, entendant à travers elle une accélération des rythmes de vie, des flux, des mouvements mentaux. « Vérité » anthropologique et sociologique plus que physique.

La primauté naturelle ou anthropologique de l’espace sur le temps dans la perception humaine, ancrée dans nos organes sensoriels, présente dans les effets de la gravité, permettait aux hommes de distinguer de manière immanente ce qui était « au-dessus » d’ « en dessous », « devant » ou « derrière ». » Cette primauté du spatial sur le temporel semble aujourd’hui s’être inversée, le temps étant de plus en plus conçu comme un élément de compression voire d’annihilation de l’espace. De l’écran de l’ordinateur à celui du smartphone, présent sans présence, il n’est pas rare de passer plusieurs heures d’affilée dans une multitude d’ailleurs alors que l’on n’a pas bougé de son bureau ou de son lit. Et s’il arrive là comme ailleurs que le temps manque, le plus souvent c’est parce que l’espace a disparu (à tout le moins a terriblement perdu de son importance), autrement dit a disparu du champ de nos perceptions et considérations. [14] La contraction du temps (cause parmi d’autres de la fatigue comme de l’empressement en monde) découle d’une contraction de l’espace encore plus violente, cette dernière ayant été naturalisée il y a tellement longtemps que nous en avons perdu la mémoire. « L’accélération et la contraction du temps » tendent à rendre tout monde abstrait.

Le burn out est le terme inadéquat que l’on donne à l’effondrement de l’être qui n’en peut plus de la cadence qu’il s’est lui-même choisie, indifférent à ce qu’il fait et dit pourtant aimer, et qui, le plus souvent à cause de la pression sociale, n’est même pas capable de s’arrêter. Il n’en est pas capable, autrement dit l’être-très-fatigué n’arrive pas à décider ni même à choisir quelque repos jusqu’à ce que son corps le trahisse, l’oblige, s’impose à lui comme effondré. Le burn out est la parade ou plutôt le seul recours langagier admis pour s’excuser de se reposer un peu, pour s’excuser de sortir de la chaîne sociale : « Je cherchai, cette fois, à l’aborder. Je veux dire que j’essayais de lui faire entendre que, si j’étais là, je ne pouvais cependant aller plus loin, et qu’à mon tour j’avais épuisé mes ressources. La vérité, c’est que, depuis longtemps, j’avais l’impression d’être à bout. « Mais vous ne l’êtes pas », remarquait-il. En cela, je devais lui donner raison. Pour ma part, je ne l’étais pas. Mais la pensée que, peut-être, je n’avais pas en vue « ma part », rendait la consolation amère. Je cherchai à tourner la chose autrement. « Je voudrais l’être. » » [15] (L’être-très-fatigué n’est toujours qu’un être fatigué parmi d’autres, la fatigue ne se mesurant pas. Comme le dessine Blanchot, la fatigue est toujours à la fois excès et manque de fatigue : « si tu étais vraiment fatigué, tu n’aurais même plus la force de prononcer son nom ».)

Quand nous disons « terme inadéquat quant à l’effondrement de l’être », nous parlons bien entendu contre la novlangue, contre tous ces mots qui réduisent notre capacité réflexive. Ce terme de burn out (et l’espace notionnel qu’il implique) est bien entendu adéquat du point de vue du réseau de pouvoir en tant que mensonge sur la condition humaine. Il est rassurant parce qu’il voile un rapport au temps technicien diffus en ciblant un soi-disant moment de crise, et par conséquent trompe sur l’origine de notre fatigue en monde. Les traductions courantes de la psychologie post-moderne [16], l’épuisement et la saturation, marquent la fin d’un processus et à ce titre laissent entendre qu’il s’agit d’un temps exceptionnel d’explosion ou de chute. Les médecins semblent d’accord : l’origine métaphysique du burn out n’existe pas, il a des causes : un soi-disant surmenage parental ou au travail- « les enfants, parfois, c’est ingérable » ou « là vous en avez fait trop »  causes toujours préférées par les psychologues à quelque origine existentielle, certes plus difficile à transmettre, et qui révèle essentiellement ceci : « votre absence de destin vous est voilée » dirait Heidegger, « vous n’avez jamais rien fait d’important » dixit quelque bon rappeur, « aucun monde ne peut soutenir mon émancipation » souffle une amie. Faut-il dès lors s’étonner que la plupart des psychologues conseillent à leurs patients – avant la reprise – une meilleure gestion de leur temps, comme s’il leur appartenait, ne voyant pas que le drame de ces existences effondrées est la perpétuelle gestion de tous les étants qui les entourent, ces derniers étant le plus souvent considérés comme des corvées. Notons en passant que considérer sa progéniture comme une corvée – « moi parent » parmi bientôt huit milliards d’étants humains – est la plus grande insulte qu’un humain puisse s’adresser (remettant en cause jusqu’à son nom, homo demens n’étant pas suffisant face à ce type de bestialité). Lorsque nous sommes habités par quelque amour, amitié ou vocation, il n’y a jamais rien à gérer.

Quand on passe la journée à défendre ce système-monde qui détruit autant nos semblables que notre demeure-monde, notre sommeil ne peut pas ne pas être violemment troublé. L’être-effondré, celui qu’on dit en burn out, révèle avant tout cette difficulté chaque jour croissante à défendre la société, à produire pour ce système-monde. Ne pouvant agir joyeusement, le monde agit à travers lui, chambre d’écho de la rumeur. Il est par-là celui qui ne cesse de dé-couvrir son absence de destin, de se découvrir vide [17]. En retard sur son sommeil comme sur sa chaîne de corvées, il est tellement dépossédé que ses rêves n’arrivent même plus à prendre forme.

Ne concluons pas, essayons de respirer un peu. De par son omniprésence imagologique, le plus grand crime du Covid-19 est contre la puissance d’imagination de tous les enfants, contre la puissance d’imagination de ce qu’il reste d’enfance en nous. Comment ne pas d’abord percevoir dans l’état d’exception planétaire une attaque inédite contre l’enfance ? Comment raconter, décrire, traduire à nos enfants cette désertion absolue du dehors, comment leur traduire cet accroissement sans précédent de la peur de l’inconnu, de la méfiance envers autrui, de la crainte du contact ? Autrui n’est pas un danger, il est celui qui m’apprend à parler et à penser. Toucher n’est pas un geste indésirable – entre consentants -, il permet réconfort, tendresse et jouissance. Apprendre à caresser, apprendre à avoir confiance, c’est apprendre à considérer la puissance de l’autre, de tous les autres comme la sienne propre. Entre injonction et conseil, ce n’est pas pour rien que l’énoncé le plus répété des parents est, de Lima à Oulan-Bator : « fais attention ». Si les jeunes enfants mettent tout ce qu’ils trouvent en bouche, ce n’est pas seulement pour s’approprier le monde ou s’y sentir à l’aise, bien plutôt parce qu’ils considèrent naturellement tous les étants comme une extension de leur être, autrement dit parce qu’ils considèrent le monde et tout ce qui le peuple comme leur seconde peau. De la langue aux câlins maternels, la magie de l’enfance n’est pas faite pour être assignée à résidence, comme elle n’est en rien compatible avec la distanciation sociale ou l’absence de risque. Ce que nous appelons risque n’est le plus souvent, pour l’enfant, qu’un geste à l’issue incertaine du grand jeu de la vie. L’enfance est l’âge de l’idéalisme et du désir illimité, autrement dit s’il faut toujours rappeler les règles aux enfants, c’est d’abord parce qu’ils sont de grands révolutionnaires, mais aussi et surtout parce que les règles sont le plus souvent invisibles, voire imperceptibles.

Heureusement le plus inquiétant est aussi, parfois, libérateur. D’ainsi parlait Zarathoustra aux 400 coups, la tâche de la génération qui vient est d’apprendre à honorer l’enfance qu’elle contient en elle. Ou, suivant le mot de Walter Benjamin : « l’enfant est le lieu d’un désir qui le pousse à attraper la lune telle une balle. »

Ulrich Styx

[1Le quaternaire n’est déjà plus un concept, il fut officiellement le champ de l’économie souffrant de la plus haute croissance pendant « la terrible récession » due à la crise sanitaire. Le quaternaire n’est pas tant un sous-ensemble du tertiaire ou un champ de l’économie, bien plutôt son devenir. Il est bien entendu le terrain de jeu des Gafa, économie-monde acosmique plus qu’immmatérielle qui ne cesse de transformer chaque foyer en marché, en centre d’achats et de ventes divers. Visiblement, c’est l’économie des ondes et des livraisons à domicile mais c’est aussi et surtout l’économie résiduelle (en tant que la-dernière-sur-laquelle-spéculer, en tant que la-dernière-générant-des-besoins-artificiels) et dominante d’un système-monde sans foyer et sans ennemi. Géopolitiquement, le quaternaire est l’économie-politique-monde qui a fait de chacun un ennemi potentiel, économie-politique-monde qui a fait de chaque étant un objet infiniment contrôlable et par là même rentable. Matériellement, le quaternaire est l’ensemble des techniques et des dispositifs (entendre aussi des coûts-investissements) contrôlant les déplacements des êtres, mais aussi les déplacements de leurs yeux et de leur attention. Nous sommes devenus à la fois producteurs et consommateurs dès que nous regardons, parlons ou respirons, et ce pour peu que notre smartphone soit allumé, ou, plus communément, dès que nous nous promenons en rue, toujours déjà filmés par quelque caméra ou satellite. Nous sommes devenus – pour la gouvernementalité – d’incessants producteurs de datas, ces dernières permettant de prédire et d’anticiper nos comportements et gestes à venir.

Si cette considération biométrico-éco-nomique apparût nécessaire, elle est avant tout imprécise. Pas d’inquiétude cependant, de nombreux économistes sont en train d’écrire sur ces questions.

[2En effet les collapsologues ne sont pas d’accord sur la cause première de « la fin ». Pour certains, les hommes sont la cause de cette sixième extinction de masse, on parle alors d’anthropocène. Pour d’autres, le capitalisme en est la cause, on parle alors de capitalocène. Pour Malcolm Ferdinand et plusieurs autres « disciples » de Glissant et Fanon, il s’agit d’apprendre à parler du plantationocène (concept créé par Donna Haraway et Anna Tsing). Ce terme est plus précis et adéquat en tant qu’il rappelle qu’il n’y aurait pas eu émergence ni triomphe du capitalisme sans accumulation extraordinaire de capital et de main d’œuvre, autrement dit sans la colonisation et l’esclavage de millions d’êtres humains, principalement africains et envoyés vers les plantations des Caraïbes et du continent américain.

[3Et, par extension, de tous ses concitoyens.

[4Maria Van Kerkhove, l’épidémiologiste en chef ou porte-parole de l’OMS, a en effet reconnu début août que l’institution internationale s’était trompée et a revu à la baisse son taux de létalité : « nous ne pensions pas qu’il y avait autant d’asymptomatiques » a-t-elle déclaré sans vergogne. La létalité est donc officiellement passée de 3,4 % à 0,6 % ( https://www.dailymail.co.uk/news/article-8588299/World-Health-Organization-says-Covid-19-kill-0-6-patients.html ), une simple division par 6, ou le détail mainstream du mois d’août 2020.

[5Le sujet effondré que la domination techno-sanitaro-totalitaire est en train de fabriquer n’est certes que l’approfondissement de l’être désastré pré-covid. Comme dirait un ami, « nous nous sommes pris 10 ans d’accroissement de contrôle en six mois. » Ou, comme le souffle Gianfranco Sanguinetti : « S’il a suffi d’un simple microbe pour précipiter notre monde dans l’obéissance au plus répugnant des despotismes, cela signifie que notre monde était déjà si prêt à ce despotisme qu’un simple microbe lui a suffi.  »

[6Que tous ces citoyens-sans-cité-exceptionnellement-normés se pensent altruistes par le geste même de rester chez eux révèle a minima l’ampleur de la psychose diffuse.

[7« Et maintenant, n’est-il pas évident, intuitivement au moins, que notre paysage a été façonné non pas pour la vie humaine mais plutôt pour la communion des objets. » Phil A. Neel, Le fléau couronné, article disponible sur le site de lundi.am (n.251)

[8MORIZOT Baptiste et ZHONG MENGUAL Estelle, Esthétique de la rencontre, L’énigme de l’art contemporain, Seuil, Paris, 2018, p. 25

[9S’il est permis de conseiller quelque article du réseau de pouvoir, nous vous conseillons celui-ci. https://nymag.com/intelligencer/2020/02/a-simulated-coronavirus-pandemic-in-2019-killed-65-million.html « Etant donné que Giorgio l’a à moitié fait… » A lire en gardant à l’esprit que « les eaux usées de Milan et Turin contenaient déjà des traces du covid-19 en novembre 2019 » (Le Monde ), ou le détail mainstream du mois de juillet 2020. A ne pas consulter sans la compagnie de quelque paradis artificiel et, si possible, d’un ami.

[10A ce sujet (à tout le moins en ce qui concerne la franglophonie), il semble adéquat de lire les ouvrages collectifs dirigés par Yves Citton (dans lesquels, miracle parmi d’autres, Jonathan Crary fait des sciences humaines un art de combat).

[11CRARY Jonathan, Le capitalisme à l’assaut du sommeil, La Découverte, Paris, 2014, p. 21

[12Ibid, p. 58

[13« Ce phénomène actuel d’accélération ne se résume pas à une simple succession linéaire d’innovations, où un nouvel élément viendrait à se substituer à un ancien, une fois celui-ci périmé. Chaque opération de remplacement s’accompagne toujours d’un accroissement exponentiel du nombre de choix et d’options disponibles par rapport à l’état antérieur. On assiste à un processus continu d’étirement et d’expansion, qui se produit simultanément à plusieurs niveaux et sur différents sites, avec une multiplication des plages de temps et d’expérience qui sont annexées à de nouvelles tâches et à de nouvelles exigences machiniques. » Ibid., pp. 54-55

[14« Le sentiment d’avoir du temps, du temps à soi dont nous aurions la maîtrise, est relié à la relative modération de ce qui nous arrive en provenance de notre environnement. On conçoit que l’hyperconnexion nous apporte en somme une surabondance de temps de l’extérieur et fait diminuer la proportion espace / temps à laquelle nous sommes soumis, faisant diminuer le sentiment d’avoir du temps » GUY Bernard, « Immédiateté, instantanéité, vitesse, accélération… : que nous dit le fonctionnement contemporain de ces mots sur notre compréhension du temps, de l’espace et du mouvement ? »

[15BLANCHOT Maurice, Celui qui ne m’accompagnait pas, Gallimard, Paris, 1953, p. 7

[16Sa traduction littérale – « brûler à l’extérieur » – nous bouleverse parce qu’en un sens elle nous permet de nous approcher de la vérité existentielle de la fatigue, « un être brûle à cause du dehors », alors qu’en un autre sens elle permet son entente diffuse, « un être n’en peut plus et craque manifestement ».

[17Ne pas cesser de découvrir : aporie révélant entre autres que le désastre inassumé ne cesse d’oublier ce qui est trop grand pour lui, à savoir son absence de destin, plus charnellement « le manque de sens de sa vie ». Psychanalytiquement, il s’agirait de quelque chose comme un refoulement permanent, ce qui semble a priori impossible, à moins de considérer avec sérieux une oscillation, un basculement de chaque instant entre conscience et inconscience (inconscience seconde faudrait-il dire).

Les répercussions psychologiques de la politique sanitaire actuelle sur les enfants et les adolescents

Point de vue : Je me suis étonnée, à la rentrée scolaire, du peu de réactions de la part des lycéens et collégiens face au totalitarisme sanitaire actuel. L’adolescence rimant habituellement avec désobéissance et opposition, je m’étais attendue à davantage de manifestations de leur part, alors que d’après ce que j’ai vu et de nombreux témoignages que j’ai recueillis de parents et de professeurs, il semble que la majorité se plie assez docilement aux nouvelles exigences du masque, des contrôles policiers à l’entrée des établissements quand ce n’est pas dans les bus scolaires, de la « distanciation sociale », de l’interdiction de se promener à visage découvert, de se rassembler, de respirer librement… La vivacité et la capacité à se mobiliser des ados serait-elle amoindrie par les heures passées sur Tik tok ou sur des jeux vidéos ?

 

Y-a-t-il d’autres raisons à leur manque de réactions ?

Et quelles pourraient être les conséquences psychologiques de la politique actuelle sur le devenir à court, moyen et long terme des enfants et adolescents ?

 Comme tous les psychologues travaillant avec des enfants victimes de traumatismes ou avec les adultes qu’ils sont devenus, je connais le phénomène de sidération psychique.

La sidération psychique est un ensemble de réactions neurobiologiques du cerveau face à une situation de violence.

Autrement dit, la sidération est une sorte de « panne du cerveau » face à un événement qui est ingérable pour ce dernier. Elle fait paradoxalement partie d’un mécanisme de survie de tous les mammifères quand le système nerveux autonome est débordé et ne sait pas comment échapper au danger.

Nous, adultes avons beaucoup de mal à ne pas être sidérés face à la violence des mesures liberticides prises depuis le début du confinement. A ces mesures s’ajoute l’absurdité des revirements de tous bords, à commencer par l’utilité du port du masque, les virages à 180 degrés concernant les traitements d’un jour à l’autre, le fait que les gouvernements affirment agir pour protéger nos « ainés » et en même temps les laissent littéralement mourir de solitude ; tout cela sans jamais présenter des excuses publiques et reconnaitre les fautes. Or l’absence de sens sidère ; elle est par essence violente.

Lorsque je travaillais dans des institutions accueillant des femmes ayant été victimes de violences conjugales, je recevais aussi les enfants, également exposés à ces violences.

La terreur, le sentiment de culpabilité et la honte étaient le lot de tous ces enfants ; tout comme leurs mères, exactement en miroir. Mais s’ajoutait pour eux un autre facteur de sidération, qui consistait dans le fait que ces mêmes adultes censés les protéger, étaient la cause de leur malheur. Car pour l’enfant, si ces adultes dont il dépend et qui devraient le protéger lui font violence, alors il se sent en danger de mort, et il peut réellement l’être. Ces enfants développent souvent ce qu’on appelle un attachement insécure, de type désorganisé*, c’est-à-dire que la seule constante, leur seul point de repère, devient l’inconstance, la désorganisation ; ils ne savent jamais à quoi s’attendre de la part de leurs parents, qui peuvent changer de comportement d’un moment à l’autre, ce qui est bien sûr extrêmement toxique et déstructurant sur le plan de leur développement psychosocial.

La comparaison est-elle possible avec nos adolescents et enfants de 2020 ?

Pas totalement…et pourtant…L’inconstance, les revirements quotidiens, les mesures gouvernementales arbitraires et liberticides qui tombent comme des couperets…

Les adultes censés les protéger, les éduquer ou les instruire, sont ceux qui leur disent que « pour leur bien » – comme disait Alice Miller** – et pour protéger leurs grands-parents, ils doivent, à partir de 11 ans, porter un masque ; or celui-ci les fatigue, les rend somnolents, donne à certains des maux de tête, des migraines et des nausées, les empêche de se concentrer et les asphyxie d’heure en heure, de jour en jour et maintenant de semaine en semaine. Et s’ils osent baisser un instant le masque pour prendre une bouffée d’oxygène, ils se font assez souvent sévèrement réprimander. Certains se cachent même pour respirer ! Dès la maternelle, ils doivent se montrer raisonnables et éviter de se toucher, de s’embrasser et même de se croiser. S’ils présentent le moindre symptôme, ils doivent subir des tests PCR qui sont intrusifs et douloureux, véritable torture pour les plus petits, parce que sans ce sésame, ils ne peuvent pas revenir à l’école. Le visage des enseignants leur est inconnu puisqu’ils ne voient que leurs yeux.

Et ils subissent toutes ces mesures, alors que l’on sait actuellement qu’ils ne sont que très rarement malades et très peu vecteurs de contamination d’un virus qui ne fait aujourd’hui que peu de morts***.

Alors pour ne pas penser que les adultes sont peut-être devenus fous de leur faire subir cela, les enfants et les adolescents obéissent, se plient sagement aux consignes sans cesse changeantes, s’adaptent. C’est le prix à payer pour pouvoir continuer de penser que les adultes savent ce qu’ils font et qu’ainsi, eux, les enfants, ne sont pas en danger ; bref pour se sentir en sécurité. Le prix est élevé et seul le futur nous dira ce qu’il en a réellement coûté pour ces adultes en devenir.

Mon hypothèse est que dans le fond, les adolescents et les enfants sentent que quelque chose ne va pas, « déraille » chez les adultes, mais pour se couper de cette perception effrayante, ils commencent à penser que c’est eux qui sont fautifs et ainsi ils endossent la responsabilité de la situation et se culpabilisent de vouloir respirer et vivre.

Et la grande majorité des gouvernements enfoncent le clou de la culpabilité: « Si vous ne respectez pas les gestes barrières et si vous ne mettez pas votre masque, si vous vous rassemblez pour chanter, danser ou fêter un anniversaire, vous serez peut être responsable de la mort de vos grands-parents » (cf le nouveau spot du gouvernement francais sur le Covid de septembre). C’est ainsi qu’une petite fille de 7 ans m’a confié tout récemment qu’elle portait le masque même à l’école, parce qu’elle avait peur que sa mamie meure.

Aujourd’hui la jeunesse n’est plus envoyée, armée, à la guerre pour sauver la patrie, elle est envoyée « muselée » au lycée pour sauver les plus fragiles ; nous reconnaissons là au passage le même discours sacrificiel, et c’est toujours et encore la jeunesse qui est sacrifiée sur l’autel de la folie de quelques-uns avec la complicité passive de (presque) tous.

Si les parents de ces jeunes gardent la capacité de les accompagner dans l’expression de leurs ressentis et dans l’élaboration de leurs émotions et réflexions, alors la réalité peut leur être très inconfortable et douloureuse. En contrepartie, ces jeunes échapperont à la sidération, et préserveront leur capacité de penser et leur intégrité psychique. La vérité libère.

Si les parents sont par contre sidérés et qu’ils reprennent à leur compte le discours discordant et angoissant du gouvernement et des autorités sanitaires, relayé et amplifié par les médias, alors il est peu probable que les enfants puissent penser autrement que leurs parents. Ils sont en quelque sorte contaminés par un discours politique ambiant, tambouriné par l’institution scolaire et repris en écho dans la sphère familiale.

La plupart des enfants ont écouté et « absorbé » tous les jours, depuis février 2020, le nombre de morts du COVID, entendu les déclarations de guerre de notre Président, vu des images inquiétantes des services de réanimation ; ils continuent d’entendre parler d’une hypothétique seconde vague et du fait que l’épidémie- continuerait de croitre de façon exponentielle. Depuis 9 mois, ils sont « sous perfusion » d’une information discordante et anxiogène, à la véracité souvent discutable. Cette peur au long cours fait le lit de leurs réactions physiologiques extrêmes de défense, que sont la sidération ou la sur-adaptation pathologique. Certains adolescents ou enfants, pour échapper au spectre de la sidération et ne pas se sentir paralysés, s’identifient à l’agresseur et deviennent parfois les apôtres du discours culpabilisant des adultes ; ils dénoncent parfois les élèves ou les professeurs «désobéissants» car sur le plan psychique, mieux vaut exprimer sa colère contre les contrevenants que se sentir totalement impuissant. Ceux qui veulent exprimer leur colère aux adultes qui les « assomment » de ces mesures, ne le peuvent que très difficilement puisqu’ils sont immédiatement sanctionnés par l’institution scolaire (avertissement, heures de colle, exclusion). Comme me l’a expliqué ma fille, collégienne, les élèves sont habitués au climat punitif et aux sanctions scolaires, et celles qu’ils encourent ici s’ajoutent aux précédentes, auxquelles ils ont malheureusement déjà pris le pli de se soumettre, sans possibilité d’opposer un désaccord. Donc majoritairement, ils se soumettent.

Certains, pour échapper à la sensation de danger, adoptent un comportement de fuite et se désintéressent du sujet de l’actualité, trouvant d’autres échappatoires (encore plus de jeux vidéos par exemple). Alors que vont devenir ces jeunes et ces enfants, quels sont les risques psychologiques qu’ils encourent ?

Aujourd’hui et à court terme, les enfants et adolescents que je reçois sont souvent insécurisés et anxieux ; ils sont plus méfiants également vis-à-vis des autres enfants ou des adultes. L’autre est devenu potentiellement un danger.

Certains ont vécu de véritables épisodes dépressifs pendant le confinement, et d’autres présentent des symptômes dépressifs persistants et semblent perdus.

Enfance ne rime plus avec insouciance et la joie juvénile semble être plus que jamais la grande absente des cours de récréation, plus grises que jamais.

A moyen et à long terme, je ne suis pas devin mais je m’interroge sur la capacité de résilience de ces enfants au vu de la durée de cette crise dite sanitaire. Car un traumatisme répété ou continu n’a pas le même impact qu’un épisode violent mais bref et isolé.

Il y a, selon moi un vrai risque d’habituation et d’endoctrinement de toute cette jeunesse. A force de sidération, ces enfants et adolescents ne risquent-ils pas de sombrer dans une froideur émotionnelle et un manque d’empathie, ou même pour les plus fragiles, des états dépressifs voire des comportements suicidaires ou des états « borderline » avec de possibles dissociations paranoïaques (trouble psychiatrique où l’autre est vécu comme un danger et la source des problèmes) ?

Une autre conséquence envisageable à moyen terme est que, pour sortir du figement de la pensée et de la paralysie de l’action – autre façon de parler de la sidération-, la jeunesse passe par une phase plus ou moins importante de colère, et qui puisqu’elle n’est pas autorisée, risque de se transformer en épisodes de violence, qui se retournera inévitablement contre elle. A moins qu’on ait réussi à en faire définitivement des êtres apathiques et serviles…. Plus les enfants sont petits, plus il y a de risques qu’ils soient durablement formatés et développent des personnalités insécures, et pour certains déstructurées.

Sur le plan intellectuel, du fait du grand remaniement du cerveau de l’adolescent, qui est littéralement « en chantier » entre 14 et 25 ans, le manque d’oxygénation des cellules nerveuses et le taux de CO2 trop haut du fait du masque serait une catastrophe ; car il entrainerait une perte progressive et insidieuse des capacités cognitives (Margareta GrieseBrisson, neurologue allemande de renommée internationale)****

Peut-être pouvons-nous compter sur les forces vives et la capacité de résilience de toute cette jeunesse, mais elle risque bien de payer un prix fort à l’inconstance, l’inconscience, le sadisme parfois ou la passivité complice que nous leur imposons.

Hier, ma belle-sœur me disait que dans la future crèche de son bébé de 3 mois, le personnel éducatif porterait un masque. Alors que dire de ces bébés qui découvrent le monde, apprennent à parler et développent leur intelligence émotionnelle et relationnelle, et qui ne verront que des morceaux de tête, sans bouche et sans nez, à la place de visages humains expressifs et bienveillants ?

Je suis moi-même en train de me demander si je ne fais pas un cauchemar… Difficile de ne pas être sidérée, même quand on est adulte … Aujourd’hui il me semble urgent de nous « réveiller » et de nous lever pour prendre soin de notre jeunesse et du vivant.

Article FranceSoir

Libérer nos enfants !

 

 

 

ACTION NATIONALE MODIFIÉE

 » Liberté pour nos enfants « 

Bonjour et bienvenue,

  Nous constatons avec indignation des maltraitances institutionnelles
au sein des établissements scolaires en France. Nous craignons pour la
santé, le développement physique, social et moral des enfants que ce
protocole sanitaire compromette leur éducation et leur devenir dans la
Société. Nous sommes responsables de nos enfants !

Il y a une semaine nous avons proposé et lancé une action nationale

débutant le 05/10/2020 par des envois massifs de courriers ce jour
précisément.

Des personnes bienveillantes nous ont alertés sur le fait de laisser
les enfants aller en classe tout en étant conscient du mal être
provoqué …

Aussi, nous modifions comme suit la lettre à l’intention de la
médiatrice.

Présentation de l’action nationale :

Vous êtes parents ou grands-parents d’enfants scolarisés en métropole
ou dans les Dom-Tom ? Vous participez à la vie de vos enfants, petits
enfants au quotidien ? Cette action nationale qui se déroulera en 3
PARTIES indissociables et indispensables débute le 05/10/2020. Nous
comptons sur l’effet de masse des différents collectifs participants,
réunis.

1ère PARTIE

1/ Avez-vous questionné par écrit le chef d’établissement au sujet
des règles sanitaires imposées depuis la rentrée scolaire ?

OUI                passer à l’étape 2.

NON              aller sur https://p21france.wixsite.com/collectif ,
dans Fichier                                      commun, adresser le
courrier sans tarder.

2/ Rédaction du courrier :

Vous trouverez ci-après la trame du courrier à recopier.

1 enfant = 1  courrier

3/ Envoi massif :

Votre courrier est signé, vous avez conservé une copie du courrier.

LE 05/10/2020  – Rendez-vous à votre bureau de poste pour envoi en
Recommandé Accusé Réception.

– Adressez-nous :

une copie de vos 2 courriers SIGNES, celui adressé au chef
d’établissement et celui adressé à la médiatrice.

Si par cas, vous receviez une réponse, merci de nous l’ adresser par
mail.

Bien conserver l’accusé réception de votre envoi en recommandé.

Après cette date, l’action est toujours possible

en respectant les étapes 1 et 2.

TRAME DE VOTRE COURRIER

Vos coordonnées postales

Médiateur de l’Education Nationale et de l’enseignement Supérieur

Madame Catherine BECCHETTI-BIZOT

Carré Suffren

110 rue de Grenelle

75 732 PARIS SP 07

Lettre Recommandée avec Avis de Réception

Objet : Protocole sanitaire scolaire
Fait à ………….,

Pièce jointe : copie du courrier adressé                           Le
5 octobre 2020

à l’Ets. scolaire

Madame la Médiatrice de l’Education Nationale et de l’Enseignement
Supérieur,

Nous vous sollicitons dans le cadre du protocole sanitaire des écoles
et établissements scolaire 2020-2021, mis en place par le gouvernement
français.

Notre enfant / notre petit-enfant ………………………… a fait
sa rentrée scolaire en classe de …………… dans l’établissement
………………………………………. dont le chef
d’établissement est M/Mme
……………………………………….

Nous avons contacté le chef d’établissement par courrier après la
rentrée scolaire et lui avons posé des questions légitimes relatives
aux mesures sanitaires prises dans son établissement. Ce courrier est
resté sans réponse / ou avec des réponses insatisfaisantes.

Voici ici les propos tels quels de notre enfant scolarisé : (N.B les
rapporter entre guillemets)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

+ joindre le courrier que vous aviez préalablement adressé à
l’établissement scolaire.

Etant actuellement dans l’impossibilité de nous organiser pour une
scolarisation à la maison et notre responsabilité étant pleinement
engagée, nous faisons appel à vous pour nous indiquer sous dizaine une
issue à cette situation.

Sans réponse de votre part, nous serons obligé de saisir de plus
hautes instances.

Dans cette attente,

Bien cordialement,

signature(s) parent(s) ou personne(s) responsable(s) de l’enfant.

Nous vous remercions pour votre implication,

L’avenir nous appartient.

p21france@protonmail.com [2]

Vous avez reçu cet email car vous êtes abonné à ce site [3]

Si vous pensez avoir reçu cet email par erreur ou si vous souhaitez
vous désabonner, cliquez ici [4]

Links:
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[2] https://p21france.wixsite.com/so/a6NJQ5Hr_/c?w=9iU0RPuGTPFc6D8jeU3D6OJ_AZv1IKsrQPka1e8ejZo.eyJ1IjoiaHR0cHM6Ly9tYXBzLmdvb2dsZS5jb20vP3E9cDIxZnJhbmNlJTQwcHJvdG9ubWFpbC5jb20iLCJyIjoiMjAxOTk4YjktODdjNC00ODkxLWJkZjktZDYyNzUxM2NjODg4IiwibSI6Im1haWwiLCJjIjoiMTczNjQ1MzYtYzlhOC00YTU0LWFlN2QtYjkxOThjNTAzNmE1In0
[3] https://p21france.wixsite.com/so/a6NJQ5Hr_/c?w=roolzYyU2eTnzmntbuS1oaFDLhfOMT7s9xwgBGv5IkM.eyJ1IjoiaHR0cHM6Ly9wMjFmcmFuY2Uud2l4c2l0ZS5jb20vY29sbGVjdGlmIiwibSI6Im1haWwiLCJjIjoiMTczNjQ1MzYtYzlhOC00YTU0LWFlN2QtYjkxOThjNTAzNmE1In0
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